L'accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis sera signé d'ici à trois semaines à Washington, a annoncé jeudi Donald Trump. Le projet israélien d'annexion de pans de la Cisjordanie n'est cependant pas écarté.

Réagissant à l'annonce du jour, le secrétaire général de l'ONU a dit espérer une relance significative de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le président Donald Trump était à court de lettres majuscules pour annoncer jeudi, via Twitter, l’«énorme» percée accomplie par les deux «formidables» amis des Etats-Unis, Israël et les Emirats arabes unis. L’annonce de cet «accord de paix historique» est en effet spectaculaire: les Emirats devraient ainsi rejoindre prochainement le club très fermé des pays arabes qui ont reconnu l’Etat d’Israël et normalisé leurs relations avec lui. Jusqu’ici, seuls l’Egypte et la Jordanie avaient accompli ce pas, respectivement en 1979 et en 1994.

Selon le communiqué publié par la Maison-Blanche, la «normalisation» des relations entre les deux pays est destinée à devenir «complète». Elle témoigne, disent de concert les Etats-Unis, les Emirats et Israël, d’une «diplomatie audacieuse» visant à tracer un «nouveau chemin» pour la région. Le texte n’est pas avare en détails à l’heure d’énumérer les domaines dans lesquels la collaboration pourrait ainsi s’intensifier entre l’Etat hébreu et la monarchie du Golfe: les investissements, le tourisme, les liaisons aériennes, la sécurité, la santé, l’énergie, l’environnement, ainsi que l’établissement de liens diplomatique, ce qui, à terme, devrait signifier l’ouverture d’ambassades dans les deux pays.