Faire oublier le président vulnérable, visé mardi par une «tentative de gifle» – selon l'expression de l'Elysée lors d'un déplacement dans la Drôme pour rencontrer ses concitoyens: assis derrière un bureau blanc dans la salle des fêtes du palais de l'Elysée, Emmanuel Macron a, hier après midi, soigné sa posture de chef de l'Etat en prise avec les affaires du monde.

Ce moment de communication avait été choisi pour des raisons diplomatiques: dès vendredi, il rencontrera Joe Biden au G7 de Carbis Bay, puis à Bruxelles, aux côtés de ses partenaires de l'OTAN (Alliance atlantique) et de l'Union européenne. Il s'agissait donc de démontrer, par cette prise de parole, que la France a des exigences en matière de sécurité, de gouvernance de l'internet et de commerce, alors que la sortie de la pandémie se dessine. Difficile, toutefois, d'oublier le «gifleur» de Tain L'Hermitage. Agé de 28 ans, Damien T., attiré par les sphères royalistes et d'extrême droite, a été condamné jeudi en comparution immédiate à quatre mois de prison ferme.