Le président français pourra, d’ici le 24 avril, défendre le bilan de son quinquennat. Avec cinq points d’écart devant Marine Le Pen, Emmanuel Macron se trouve en position solide pour rallier autour de lui, d’ici le second tour, l’électorat centriste et modéré qui lui a fait confiance.

Voilà donc le plus jeune président de la République de l’Histoire en position d’affronter la nouvelle la plus préoccupante de ce dimanche électoral: la forte poussée de l’extrême-droite, si l’on additionne le score de Marine Le Pen à celui d’Eric Zemmour. Certes, une autre campagne va démarrer dès ce soir. Elle portera à la fois sur le bilan présidentiel et sur l’avenir, dont le chef de l’Etat veut faire son leitmotiv. Son objectif peut se résumer à son slogan de 2017: garder la France en marche. Il en a désormais les moyens.

Jean-Luc Mélenchon arbitre du second tour

L’autre enseignement de ce dimanche est le vote utile. Les trois premiers candidats augmentent leur score de 2017. Leurs arguments respectifs ont porté. Jean-Luc Mélenchon, une fois encore, échoue à la porte du second tour. C’est sur ses épaules que reposera largement l’issue du second tour.

Deux camps sortent victimes de ce premier dimanche d'élection présidentielle: la droite traditionnelle et la gauche sociale démocrate. Anne Hidalgo a sombré, Valérie Pécresse aussi. La recomposition du paysage politique provoquée par Emmanuel Macron s’est matérialisée, mais elle a ouvert la voie aux votes de toutes les colères.

La question est désormais la suivante: comment passer, en deux semaines, d’un vote protestataire à un vote constructif? Le visage politique de la France de 2022 n’est pas encore acquis.

L'essentiel sur le premier tour de la présidentielle