Il est, plus que jamais, le président du verbe. Samedi 2 avril à l’Arena de la Défense, la plus grande salle couverte d’Europe, propriété du magnat franco-suisse de l’immobilier Jacky Lorenzetti, actionnaire principal du Racing 92, l’un des meilleurs clubs de rugby français. Debout, seul sur une grande scène immaculée, entouré de prompteurs invisibles pour les caméras, Emmanuel Macron vient de dépasser les deux heures de discours. Une seule pause au milieu de ce catalogue de promesses, rythmé par des phrases clés destinées à démontrer sa volonté et ses (quelques) regrets: «C’est notre bilan. Nous l’avons fait…», «Je ne me résoudrai jamais…», «C’est injuste…», «C’est impossible mais nous le ferons»… Oui, une seule pause sous la forme d’un clip vidéo agrégeant les témoignages de ces ex- «marcheurs» redevenus, depuis 2017, des Français comme les autres.