Emmanuel Macron va-t-il résoudre la crise biélorusse, devenue un vrai casse-tête diplomatique? En visite officielle en Lituanie, le président français a promis, mardi, «d’aider à la médiation», après une longue rencontre matinale avec Svetlana Tikhanovskaïa. Réfugiée à Vilnius, l’opposante biélorusse, qui s’est présentée contre Alexandre Loukachenko à la présidentielle du 9 août, se démène pour trouver des soutiens internationaux. La promesse du président français intervient alors que les Etats-Unis font profil bas, que l’Union européenne s’est cassé les dents sur la question des sanctions, bloquées par Chypre, et que la crise a aiguisé l’appétit de son voisin russe.

«Il ne s’agit pas d’un conflit géopolitique»

Lors de cette rencontre sollicitée par Svetlana Tikhanovskaïa, prévue depuis plusieurs semaines mais confirmée seulement à la dernière minute, la cheffe de l’opposition a présenté à Emmanuel Macron sa feuille de route. Elle souhaite notamment une implication de l’OSCE dans la médiation, et l’organisation de nouvelles élections d’ici à la fin de l’année. «Nous avons convenu que le temps était limité et que nous devions agir rapidement, a expliqué Svetlana Tikhanovskaïa au Temps après la réunion. Nous sommes prêts à discuter avec toutes les parties, y compris la Russie. Nous sommes prêts à discuter du format de l’élection, et d’une période de transition.» Avec une ligne rouge: «Ce qui ne peut pas être discuté, c’est l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Biélorussie. J’insiste: il ne s’agit pas d’un conflit géopolitique.»