Le choix de la date est habile et justifié. En choisissant de commémorer, ce 4 septembre 2020, la fondation de la Troisième République française par Léon Gambetta, Emmanuel Macron a, lors d’une cérémonie solennelle au Panthéon, à Paris, réussi à cocher trois cases: celle des aléas de l’histoire, tant ce 4 septembre 1870, après la défaite du Second Empire contre la Prusse de Bismarck, fut aussi le résultat d’une gifle monumentale; celle de la célébration de la France républicaine, puisqu’il a prononcé son discours lors d’une cérémonie de naturalisations; celle de l’autorité enfin, vu le contenu du discours centré sur le refus des séparatismes et la nécessité d’accepter l’histoire de France comme un bloc. «Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un dieu, […] entendent imposer la loi d’un groupe, non. La République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste», a asséné le locataire de l’Elysée.

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