Commentaire

Pour Emmanuel Macron, un combat à grands risques contre le terrorisme islamiste

Le discours prononcé par le président français ce mardi 8 octobre en hommage aux victimes de la préfecture de police de Paris est un appel à relancer le combat contre le terrorisme. Mais au sein des forces de l’ordre, l’heure est d’abord à la colère

C’est un engagement solennel qu’a pris Emmanuel Macron ce mardi 8 octobre, devant un millier de policiers réunis dans la cour de la préfecture de police de Paris. L’engagement à «mener toujours le combat contre le terrorisme islamiste», mais aussi à augmenter encore les moyens juridiques, financiers et humains des forces de sécurité après la tragédie qui a coûté la vie à quatre agents, assassinés jeudi 3 octobre par un agent administratif de la direction du renseignement, converti à l’islam puis radicalisé: «Nous resserrerons un peu plus les mailles du filet sans que cette traque remette en cause les libertés de la République, sans que le combat divise la nation», a promis le président français, rappelant que «ce n’est en aucun cas un combat contre une religion mais contre son dévoiement et ce qui conduit au terrorisme». «La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies. La justice passera comme il se doit», a-t-il martelé avant de demander aux Français de «faire bloc» face au terrorisme islamiste.

Difficile, toutefois, de penser que ces paroles pourront apaiser la colère des policiers, dont le malaise est tristement illustré par les 51 suicides dans leurs rangs depuis le début de l’année 2019. Emmanuel Macron, avec ce discours, s’est en réalité placé devant un double défi.