Nicolas Sarkozy coqueluche des médias, c'est fini. Apparemment lassé par les critiques sur son bilan, le président français s'en est pris mercredi, devant des députés de sa majorité, à plusieurs organes de presse, dont l'Agence France-Presse, contrôlée par l'Etat. Il leur a reproché de s'être attribué une «fonction d'opposition» et de n'avoir pas assez parlé des ennuis judiciaires de Ségolène Royal, qui a été condamnée pour avoir sous-payé deux attachées parlementaires. L'un des journaux visés, Le Parisien, réputé apolitique, a dénoncé des «propos parfaitement infondés». Durant son intervention, Nicolas Sarkozy aurait également ironisé sur son prédécesseur, Jacques Chirac, faisant remarquer qu'il avait mis vingt ans à devenir président de la République alors que lui-même avait été élu du premier coup. «Pour faire en sorte qu'on pense du bien de vous, il n'est pas indispensable de dire du mal des autres», a déploré Hervé Mariton, un député fidèle à l'ancien président.