Pour enrayer le rebond de la pandémie de coronavirus, le ministre de la santé Roberto Speranza a signé un décret prenant effet lundi, qui ordonne le port du masque entre 18 heures et 6 heures dans les lieux publics où survient la «formation de groupes». Le décret suspend également les discothèques en plein air et les boîtes de nuit.

Alors que la menace d'une reprise de l'épidémie se précise dans plusieurs pays d'Europe, l'Italie encore relativement épargnée tente, à sa manière, d'endiguer cette résurgence estivale à la fin du «Ferragosto», le sacro-saint week-end du 15 août.

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Le gouvernement craint que la vie nocturne, qui bat son plein pendant le «Ferragosto», ne contribue à faire exploser les contaminations. Un bras de fer opposait gouvernement et régions autour de l'épineuse question des discothèques, normalement bondées en cette période.

En face, les régions s'affichaient divisées. La Calabre a ordonné la fermeture de tous les lieux de danse. La Sardaigne, à l'inverse, a maintenu tout ouvert. Entre les deux, la Vénétie et l'Emilie-Romagne ont renforcé les inspections. La Toscane quant à elle demandait des règles identiques pour tous.

Les discothèques en lieu clos n'ont jamais été autorisées à rouvrir, au grand dam d'un secteur qui emploie près de 50 000 personnes pour 3000 nightclubs, selon le syndicat des gérants de boîtes de nuit. L'Italie, premier pays d'Europe à avoir été frappé par l'épidémie, a enregistré 254 000 cas de Covid-19 et plus de 35 000 morts.

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