La salve de reproches s’est vite transformée en ouragan. Lorsque apparaît le 9 septembre, sur Twitter, un extrait de son discours proposant un «bouclier constitutionnel» face aux instances juridiques européennes sur les questions migratoires, Michel Barnier comprend que la tempête va s’abattre sur lui. Voilà donc le négociateur du Brexit, pro-européen convaincu et revendiqué, candidat à la primaire de droite pour la présidentielle d’avril 2022, dans le rôle du défenseur des intérêts hexagonaux face aux magistrats de la Cour de justice (CJUE) de Luxembourg et de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg. Et ce, à cause de quelques phrases prononcées devant les jeunes de son parti, Les Républicains: «Il faut retrouver notre souveraineté juridique pour ne plus être soumis aux arrêts de la CJUE ou de la CEDH. Nous proposerons un référendum au mois de septembre sur la question de l’immigration.»

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