La guerre d’usure a repris entre Londres et Bruxelles. Après une nouvelle semaine de négociations, les deux partenaires semblent exactement au même point qu’avant la pandémie. Et c’est un négociateur européen, Michel Barnier, quelque peu déconcerté, qui l’a encore répété vendredi: «Il n’y a eu quasiment aucun progrès.» Sur les conditions de concurrence équitable, sur le mode d’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques ou encore sur la gouvernance générale de la future relation, tout semble opposer les deux partenaires.

Or ce dernier cycle est particulièrement symbolique: c’est en juin que les deux parties doivent décider si elles se donnent plus de temps pour conclure, en allongeant la période actuelle de transition. C’est aussi en juin, probablement autour du 19, que Boris Johnson fera personnellement le point sur le sujet avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel.