Deux coqs qui se font face, dressés sur leurs ergots, incapables de reculer. D’un côté, Emmanuel Macron, qui joue les donneurs de leçons: «On ne communique pas d’un dirigeant à l’autre sur ces questions-là (les migrants) par tweets et par lettres qu’on rend publiques, nous ne sommes pas des lanceurs d’alerte. Allons, allons…» De l’autre, Boris Johnson, qui utilise sa partition favorite, le rire: «Prenez un grip et donnez-moi un break», rigolait-il en franglais il y a quelques semaines («ressaisissez-vous et laissez-moi tranquille»).