Après quinze jours cachés dans la forêt, une rivière traversée à pied, le froid, la faim, la peur, Hadr, Ali et Amir pleurent d’émotion et d’épuisement dans les bras des bénévoles de Grupa Granica, une association d’aide aux migrants. Ces trois Irakiens, âgés d’une vingtaine d’années, réfugiés dans les bois près de Bialowieza, racontent: «Nous sommes en danger de mort dans notre pays, parce que nous sommes des militants des droits LGBT.» Ils ont pris la décision difficile de sortir de la forêt et de «demander l’asile en Pologne» car «ce que nous voulons, c’est seulement être en sécurité», plaide Hadr.