La valse des sanctions et des contre-sanctions entre les capitales occidentales et Moscou paraît désormais chose normale. Elle ne doit pourtant pas occulter un fait alarmant: jamais depuis 2014 et l'annexion de la Crimée la situation n’a été aussi tendue sur le flanc oriental de l’Europe. Comme un puzzle dont les pièces refuseraient obstinément de s’emboîter à la satisfaction de tous les joueurs, cette zone est tiraillée en tous sens. L’Ukraine, qui voit plus de 100 000 soldats russes se masser à ses frontières, réclame son intégration à l’OTAN. La Biélorussie, parcourue par une insurrection démocratique, vacille depuis des mois.