Le calendrier est très électoral: lorsque le futur projet de loi sur les «séparatismes» arrivera, au début 2021, en débat parlementaire, une année séparera Emmanuel Macron de la prochaine élection présidentielle d’avril-mai 2022.

Difficile, donc, de dissocier l’intervention du chef de l’Etat français ce vendredi, dans la commune réputée «difficile» des Mureaux (Yvelines, nord-ouest de Paris), de son futur agenda d’éventuel candidat. Après avoir rencontré le maire de cette commune de 30 000 habitants, où l’ex-ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’était rendu en novembre 2019 pour étudier les meilleures manières de lutter contre le «repli communautaire», le locataire de l’Elysée exposera devant la presse les grandes lignes du futur texte législatif destiné à compléter la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat: «Les termes exacts de la loi ne sont pas encore fixés. Ils le seront d’ici à la fin de l’année, précise l’entourage présidentiel. L’objectif est de clarifier, de fixer les priorités.»