«Tessék valasztani» («Faites votre choix»). Sur son affiche de campagne des législatives de 1990, premier scrutin postcommuniste en Hongrie, le Fidesz proposait de décider entre le baiser de Brejnev et Honecker ou celui d’un jeune couple d’amoureux, symbole d’émancipation de la tutelle soviétique. En lâchant l’eurogroupe du Parti populaire européen (PPE, droite) qu’il avait rejoint en novembre 2000, le Fidesz de Viktor Orban met en pratique son célèbre slogan et opte pour une rupture en fanfare afin d’éviter une exclusion synonyme d’humiliation.

«Nous ne laisserons pas nos eurodéputés être réduits au silence ou limités dans leur capacité de représenter nos électeurs. Stopper la pandémie et sauver des vies reste notre priorité principale. Par conséquent, à la lumière de l’adoption des nouveaux statuts du PPE, le Fidesz a décidé de quitter le groupe», indique sur Twitter la vice-présidente du parti, Katalin Novak, accompagnant son message d’une lettre du premier ministre Viktor Orbán confirmant le départ immédiat des 12 eurodéputés Fidesz.