Exactement comme Recep Tayyip Erdogan l’avait réclamé, le Haut Conseil électoral (YSK) a invalidé, lundi soir, la plus grande victoire de l’opposition turque aux municipales du 31 mars. Et plongé le pays – et son économie – dans une nouvelle période d’incertitude.

Par 7 voix contre 4, les juges de cette instance officiellement indépendante ont donné raison au président turc et à son Parti de la justice et du développement (AKP), qui arguaient que des «irrégularités» avaient entaché le scrutin. Un détail en dit long sur les pressions qu’ils ont subies: ce n’est pas le président du YSK, ni même un communiqué officiel, qui a annoncé le premier l’annulation des élections. Le rapporteur de l’AKP auprès de cette instance, Recep Özel, s’en est chargé personnellement sur les réseaux sociaux. C’est aussi sur son compte Twitter que les Stambouliotes ont appris la date du prochain scrutin: le dimanche 23 juin.