Lorsqu’il s’en prenait aux juges en cour d’assises, cherchant souvent à les déstabiliser pour les faire douter et innocenter ses clients, Eric Dupond-Moretti ne craignait personne. Moins d’un an après sa nomination surprise comme ministre de la Justice au sein du gouvernement français dirigé par le haut fonctionnaire Jean Castex, la confrontation entre l’ancien avocat vedette et les magistrats s’est déplacée le mercredi 13 janvier sur un terrain bien plus miné: sa propre responsabilité, et son intégrité d’homme de loi.