«Zemmour devrait se pencher un peu plus sur nos assiettes et notre littérature: son discours manque de terrines, de cassoulet, de panache, de noblesse et de générosité. Se souvient-il parfois qu’on est le pays de Gargantua, de d’Artagnan et de Cyrano?» Le 14 octobre, l’écrivain-journaliste Gilles Martin-Chauffier signe dans Paris Match une tribune cinglante: «Réactions françaises». Celui dont le dernier roman – Le dernier tribun (Grasset) – raconte la guerre du verbe, dans la Rome antique, entre Cicéron (l’orateur allié à Pompée) et Publius Claudius (homme lige de César), moque les harangues du presque candidat à la présidentielle française, dont il regrette le manque d’empathie… pour les Français. Mais l’essentiel est en fin d’article. L’éditorialiste prévient tous ceux, artistes, intellectuels, activistes, qui croient pouvoir arrêter le très réactionnaire Eric Zemmour à coups de tribunes bien pensantes dans les médias. «Autant arrêter le vent avec ses mains. Les bons sentiments ne marchent pas. Zemmour ne doute jamais.»