Au milieu d’une nuée de drapeaux nationaux sang et or, ils sont des dizaines de milliers à réclamer à tue-tête la démission du chef du gouvernement socialiste, Pedro Sánchez, accusé par les droites espagnoles – et certains dirigeants socialistes – de s’agenouiller devant les sécessionnistes catalans. Ce dimanche vers midi, ils ont convergé vers la Plaza Colon de Madrid, traditionnel lieu de protestation du nationalisme espagnol, pour exiger la tenue de nouvelles élections. «Nous sommes gouvernés par un dirigeant qui ne pense qu’à ses intérêts personnels, celui de se maintenir au pouvoir coûte que coûte, au mépris de l’unité du pays, s’indigne Juan Manuel, 46 ans, fonctionnaire de la santé. Nous ne laisserons pas faire ça!».