Trois lettres de menaces de mort ont transformé une campagne électorale placide en un combat d’une rare véhémence. A l’approche des législatives anticipées du 4 mai de la Région de Madrid – la plus riche du pays –, l’atmosphère est devenue irrespirable, au point que les principaux partis refusent désormais de s’adresser la parole. Deux débats importants prévus cette semaine sur la chaîne publique RTVE et sur la télévision privée Sexta ont été annulés. L’ensemble des partis de gauche exigent que la formation de l’ultradroite Vox soit marginalisée, et fasse l’objet d’un «cordon sanitaire».