Le gouvernement israélien a décidé de cesser d’utiliser des détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des mosquées à Jérusalem, a annoncé mardi le bureau du premier ministre Benyamin Netanyahou. Ils seront remplacés par des dispositifs de surveillance plus discrets.

La présence des portiques de détection a suscité l'indignation de nombreux Palestiniens qui ont décidé de prier dans la rue et se sont violemment opposés aux forces de l'ordre. Les heurts ont coûté la vie à trois Israéliens et cinq Palestiniens vendredi et samedi.

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Le cabinet de sécurité israélien a accepté «la recommandation de tous les organismes de sécurité de remplacer l'inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des techniques avancées et sur d'autres moyens», déclare le communiqué.

Lorsque la nouvelle de cette décision a commencé à se répandre, quelques centaines de Palestiniens se sont rassemblés pour la célébrer près d'une des entrées de l'esplanade des mosquées. Ce site, troisième lieu saint de l'islam, est aussi le lieu le plus sacré pour les juifs, qui l'appellent mont du temple.

Une mesure prise après l'attaque de policiers

Un des Palestiniens présents a tiré un feu d'artifice, ce qui a déclenché une intervention de la police israélienne qui a dispersé le rassemblement avec des grenades assourdissantes.

Les autorités israéliennes avaient installé des détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade à la suite de l'assassinat le 14 juillet de deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens.

Les Palestiniens ont interprété cette mesure comme le signe d'une intention des Israéliens de renforcer leur emprise sur le site. Ils ont refusé par mesure de protestation d'entrer sur l'esplanade et ont décidé au lieu de s'y rendre de prier dans les rues environnantes.

Les autorités israéliennes ont déclaré que l'installation des détecteurs aux entrées de l'esplanade était justifiée par le fait que les auteurs de l'attentat du 14 juillet avaient dissimulé des armes sur ce site et en étaient sortis pour attaquer les policiers israéliens.