Dans cette campagne aux allures folles, phagocytée par le coronavirus et contaminée par des ingérences étrangères, le 3 novembre se transforme toujours plus en référendum pour ou anti-Trump, à tel point que Joe Biden semble (curieusement) se mettre entre parenthèses. Mais Donald Trump a beau attirer toute l’attention sur lui, il devra, qu’il gagne ou qu’il perde, partager la vedette avec des loups et des champignons hallucinogènes.

Dépression post-partum

Le jour J, les Américains élisent un président, mais aussi un nouveau Congrès – les 435 sièges de la Chambre des représentants ainsi que 33 des 100 sièges du Sénat –, les gouverneurs de 11 Etats sur 50, de même des milliers de postes au niveau local, des juges, maires, conseils municipaux ou encore shérifs. Mais il y a également des initiatives et référendums locaux. Parmi eux, la réintroduction des loups dans le Colorado, ainsi que la dépénalisation de la consommation de champignons hallucinogènes à Washington DC. Il sera également question de psilocybine, cette substance euphorisante et hallucinogène, dans l’Oregon. En clair, ces champignons «magiques» pourraient pour la première fois être autorisés au niveau d’un Etat, officiellement pour soigner des personnes souffrant de dépression, d’anxiété ou de stress post-traumatique.