L’essentiel

L’OFSP formule désormais une recommandation en faveur de la vaccination des femmes enceintes dès 12 semaines.

Les personnes renvoyées ou expulsées du territoire suisse devront se soumettre à un test de dépistage si leur départ en dépend.

Ce mercredi en France, l’obligation vaccinale entre en vigueur pour 2,7 millions de professionnels de la santé

En images: un retour à une certaine normalité à Koweït City lors d’une vente aux enchères de faucons et les fameux taxis roses de Bangkok convertis en potagers, faute de clients

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■ Au Brésil, le pass sanitaire entre en vigueur

L’accès aux sites iconiques de Rio de Janeiro, capitale touristique du Brésil, comme le Pain de Sucre, mais aussi aux salles de sport, cinémas, théâtres, salles de concerts ou de conférences, est conditionné depuis ce mercredi à la présentation d’un pass sanitaire. Il aurait dû entrer en vigueur le 1er septembre, mais la mairie l’avait repoussée de 15 jours en raison de problèmes techniques dans l’application du ministère de la Santé. Les bars et restaurants sont quant à eux exclus de ce dispositif.

Le «passeport vaccinal» est déjà en vigueur depuis le 1er septembre à Sao Paulo, la plus grande métropole du pays, qui a, comme Rio, payé un lourd tribut au coronavirus. La ville de Rio compte près de 30 000 morts du Covid-19, avec un taux de mortalité très élevé, 439 pour 100 000, largement supérieur à la moyenne nationale qui est de 280. Le Brésil est, avec près de 580 000 morts, le deuxième pays le plus endeuillé par l’épidémie de Covid-19, après les Etats-Unis.

Mercredi soir, le mythique stade Maracanã de Rio devait recevoir 20 000 spectateurs pour le match de quarts de finale de la Coupe du Brésil entre Flamengo et Gremio. Cet «événement-test» doit permettre d’évaluer la possibilité d’un retour du public dans les enceintes sportives. Tous les supporters ont dû présenter un certificat de vaccination pour obtenir des billets. Leur présence pourrait néanmoins être annulée à la dernière minute sur décision judiciaire, Gremio ayant présenté un recours, en arguant que l’équité sportive ne serait pas respectée: le club avait joué à huis clos à l’aller, à Porto Alegre (défaite 4-0).


■ Le pape tance les cardinaux qui ne souhaitent pas se faire vacciner

Le pape François a lancé une pique ce mercredi aux cardinaux ne souhaitant pas se faire vacciner, en faisant allusion à l’un d’eux qui a récemment contracté le Covid-19. Sans le nommer, il faisait allusion au cardinal américain ultra-conservateur Raymond Burke, l’un de ses plus farouches adversaires au sein de l’Eglise catholique. Ce dernier avait en effet contracté le Covid-19 au mois d’août et a dû un temps être hospitalisé aux Etats-Unis.

Le pape a précisé qu’au sein du Vatican «tout le monde est vacciné, à l’exception d’un petit groupe. On est en train d’étudier comment les aider» a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à bord de l’avion qui le ramenait d’un voyage apostolique en Slovaquie.

Le pape, fervent défenseur depuis des mois de la vaccination contre le Covid-19, a montré une certaine incompréhension envers les personnes sceptiques sur le vaccin.

C’est un peu étrange parce que l’Humanité a une histoire d’amitié avec les vaccins, s’est-il étonné, en évoquant les sérums qui protègent depuis des décennies les enfants contre la rougeole ou la poliomyélite.

«On doit clarifier les choses et parler avec sérénité», a-t-il conseillé, tout en concédant que la diversité des vaccins ou leur réputation inégale ont pu créer l’incertitude ou la peur.


■ Demande d’assouplissement du pass Covid pour la cathédrale de Lausanne

Le canton de Vaud est en discussion avec la Confédération pour obtenir un assouplissement de l’extension de l’obligation du certificat Covid pour accéder à la cathédrale de Lausanne. Selon les nouvelles directives fédérales en vigueur depuis lundi, en dessous de la limite de 50 personnes, la visite d’une église ne nécessite pas de présenter de certificat. Mais le Conseil fédéral associe certains lieux de culte à des établissements de culture et de loisirs. Le pass est donc exigé pour visiter les cathédrales de Lausanne, de Genève ou de Fribourg.

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Le journal Le 24 heures rapporte ce mercredi le témoignage d’une pasteure de la cathédrale de Lausanne, qui estime que l’édifice religieux reste avant tout un lieu de culte et déplore «une incompréhension des besoins spirituels.» Le canton de Vaud n’est pas insensible à cet appel. «Nous sommes actuellement en discussion avec l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour essayer d’obtenir des assouplissements» pour la cathédrale de Lausanne ou l’abbatiale de Payerne, indique Jean-Luc Schwaar, directeur général des affaires institutionnelles et des communes. Ces deux lieux de culte sont pour l’instant les seuls concernés sur Vaud par le certificat Covid.

La question doit encore être éclaircie pour l’abbatiale de Romainmôtier, selon lui. Toutes les autres plus petites églises du canton ou celles qui n’ont pas un intérêt culturel particulier ne sont pas touchées par l’extension de l’obligation du sésame sanitaire.


■ Les Etats-Unis approchent du pic de la vague Delta

La dernière vague de contaminations aux Etats-Unis, dominée par le variant Delta, pourrait bientôt atteindre son pic, mais des experts mettent en garde contre toute complaisance. Selon les données de l’organisation Covid Act Now, la moyenne sur sept jours des cas quotidiens était de 172 000 ce lundi, le plus haut niveau même si le taux de l’augmentation ralentit et que les cas sont à la baisse dans la plupart des Etats. Plus de 1800 personnes meurent chaque jour et plus de 100 000 restent hospitalisées après être tombées gravement malades.

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Si Bhakti Hansoti, professeure associée en médecine d’urgence à l’université Johns Hopkins, affirme avoir été soulagée de voir la vague du printemps s’achever, elle rappelle la possible émergence de variants inquiétants ainsi que l’arrivée de l’hiver, pendant lequel les interactions sociales se font davantage en intérieur. Ce qui pourrait conduire à une nouvelle augmentation des cas, «à moins que nous tirions les leçons de la quatrième vague», souligne-t-elle.

Angela Rasmussen, virologue à l’Université de la Saskatchewan au Canada, ne considère pas de son côté que la quatrième vague est terminée. Durant l’automne-hiver, il y a eu «une hausse exponentielle, puis ça semblait baisser, et ensuite il y avait une nouvelle augmentation», pointe-t-elle.

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Aujourd’hui, 63,1% de la population éligible de plus de 12 ans est entièrement vaccinée, soit 54% de la population totale. Ce qui place le pays loin derrière les leaders mondiaux comme le Portugal et les Emirats arabes unis (81% et 79% de personnes entièrement vaccinées), malgré l’abondance de doses de vaccin aux Etats-Unis.


■ Des taxis de Bangkok convertis en potagers, faute de clients

Des jardinets et des mini-mares accueillant des grenouilles: les toits et capots de taxis abandonnés ont trouvé une nouvelle vie à Bangkok. Sur un parking à ciel ouvert de l’ouest de la ville, des pousses vertes arrosées par les pluies de mousson jaillissent de la carrosserie de plusieurs rangées de taxis roses et orange, typiques de la capitale thaïlandaise.


■ Des patients attendent d’être rapatriés

Sept patients attendent d’être rapatriés de l’étranger dans une unité de soins intensifs en Suisse. Deux cas sont jugés comme «urgents» par le Service sanitaire coordonné (SSC) de l’armée. La transportabilité de quatre patients doit être examinée, tandis que le rapatriement d’un autre est jugé «non urgent», précise ce mercredi le SSC par voie de communiqué. Deux des personnes concernées proviennent des pays des Balkans et cinq d’autres pays de villégiature de la Méditerranée.

Entre le 9 et le 14 septembre, neuf patients ont été rapatriés sur les 23 personnes nécessitant un transfert en soins intensifs qui avaient été signalées au SSC par les sociétés d’assistance. Mais entre-temps, le transport de sept patients n’a plus été souhaité, pour diverses raisons.

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Depuis le 9 septembre, les sociétés d’assistance ne contactent plus directement les hôpitaux, mais s’adressent désormais à la cellule nationale de coordination. Celle-ci examine toutes les demandes de rapatriement selon des critères médicaux uniformes et transmet les demandes prioritaires aux organes cantonaux ou régionaux responsables de l’admission, sur le principe du lieu de résidence.

Si aucune place en soins intensifs n’est disponible sur le lieu de résidence du patient, la cellule se charge alors de la médiation des places au niveau national.


■ Boris Johnson remanie son gouvernement

Après des semaines de rumeurs, le Premier ministre britannique a décidé de remanier son gouvernement ce mercredi pour former une «équipe unie» et affronter l’après-pandémie. Celle-ci a été très douloureuse pour le Royaume-Uni qui détient l’un des pires bilans en Europe: plus de 134 000 morts. Le pays doit en plus faire face un départ d’Afghanistan très critiqué et à une perturbation des approvisionnements du pays suite au Brexit. Boris Johnson cherche donc un nouveau souffle.

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Le ministre de l’Education, Gavin Williamson, a été le premier à confirmer sur Twitter son départ, très attendu vu sa gestion critiquée de la fermeture des écoles pendant les confinements et le fiasco des examens qui a suivi. Il a été suivi peu après par celui du ministre de la Justice, Robert Buckland. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décidé de remplacer ce dernier par son chef de la diplomatie, Dominic Raab, critiqué pour sa gestion de la crise afghane

Les remplacements doivent être annoncés au compte-gouttes cet après-midi. La ministre de l’Intérieur Priti Patel est sur la sellette étant donné son incapacité à réduire les arrivées de migrants illégaux par la Manche.

Parmi les possibles promus, la presse britannique cite la ministre du Commerce international Liz Truss, chargée actuellement de conclure les nouveaux accords de libre-échange, ainsi que Michael Gove, un proche du Premier ministre chargé actuellement de la coordination de l’action gouvernementale.


■ 2604 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

Les principales informations du bulletin quotidien de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

  • La Suisse compte mercredi 2604 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures
  • On déplore 11 décès supplémentaires
  • 77 malades ont été hospitalisés
  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 41 398 tests ont été transmis
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 34 400, soit 397,93 nouvelles infections pour 100 000 habitants.
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,04
  • Les patients Covid-19 occupent 31,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 77,30%.

Concernant la vaccination:

  • Au total 10 023 165 doses de vaccin ont été administrées
  • 53,03% des personnes ont déjà reçu deux doses
  • La Suisse a reçu jusqu’à présent 11 558 700 doses de vaccins
  • Des certificats ont déjà été émis pour 5 878 158 personnes vaccinées.

■ Tests obligatoires en cas d’expulsion ou de renvoi

Les personnes renvoyées ou expulsées du territoire suisse devront se soumettre à un test de dépistage si leur départ en dépend. Suivant le National, le Conseil des Etats a adopté mercredi ce projet du gouvernement par 31 voix contre 10.

De nombreux pays exigent un test négatif pour réadmettre les personnes renvoyées de Suisse et les compagnies aériennes n’acceptent souvent que des passagers testés négatifs. Toujours plus de personnes refusent donc d’effectuer un dépistage afin d’éviter leur renvoi, a expliqué Andrea Caroni (PLR/AR).

L’Etat doit préserver l’intégrité corporelle des migrants, a avancé Mathias Zopfi (Verts/GL). De plus, réaliser un test sous la contrainte est difficile pour le personnel médical, a-t-il rappelé. Et certains médecins y voient un problème éthique. Il n’a été suivi que par la gauche.


■ En images: retour à une normalité avec les ventes de faucons

Retour à une certaine normalité ces jours à Koweït City. Bloquées depuis mars 2020, les ventes aux enchères de faucons ont repris.


■ Le certificat pour accéder à la Coupole

Les parlementaires fédéraux pourraient devoir montrer leur certificat sanitaire pour accéder au Palais fédéral. La commission des institutions politiques du Conseil des Etats vient de déposer, par 10 voix contre 2, une initiative pour élaborer les bases légales nécessaires.

L’initiative touche les parlementaires, mais aussi toute personne de plus de 16 ans qui veut accéder au parlement. Le texte précise que les coûts d’éventuels tests seront remboursés.

Les autres mesures de protection, comme le masque ou les parois de plexiglas, seront levées. Les parlementaires qui n’ont pas de certificat Covid, pourront voter à distance lors des débats.


■ Malgré tout, l’économie suisse résisterait

A en croire les spécialistes de Credit Suisse, la poussée d’inflation observée ces derniers mois ne devrait être que passagère. Les experts se montrent confiants envers la capacité de l’économie du pays à redresser la tête, résume l’agence ATS.

Dans le Moniteur Suisse au 3e trimestre, les économistes de la banque aux deux voiles confirment leurs prévisions de croissance économique pour 2021, soit une hausse de 3,5% du produit intérieur brut (PIB), mais relèvent celles pour 2022 à +2,5%, contre +2,0% lors du dernier pointage.

La reprise devrait, selon eux, se poursuivre dans «de grands pans de l’économie», à la faveur des campagnes de vaccination et des capacités d’adaptation des entreprises, malgré les restrictions pour certaines branches – restauration, loisirs, tourisme – qui freinent cette dynamique.


■ En France, les soignants doivent désormais être vaccinés

L’agence AFP parle d'«heure de vérité» pour le système sanitaire français. Ce mercredi, l’obligation vaccinale entre en vigueur pour 2,7 millions de professionnels: hôpitaux, maisons de retraite, soignants libéraux, aides à domicile, pompiers, ambulanciers, mais une petite minorité n’a toujours pas reçu de première dose.

Les contrevenants sont prévenus: ceux qui ne peuvent justifier d’une première injection, d’une contre-indication vaccinale ou d’une contamination récente «ne peuvent plus exercer leur activité», selon la loi du 5 août.

Pour les salariés concernés, cela doit se traduire par la suspension immédiate du contrat de travail, sans rémunération – à moins d’utiliser des jours de congé pour retarder l’échéance.