Les Etats-Unis pensent avoir infligé un «très sérieux revers» aux terroristes d'Al-Qaida en arrêtant Abdel Rahim Al-Nachiri, un Saoudien considéré par les autorités américaines comme l'un des 20 plus hauts responsables de l'organisation d'Oussama Ben Laden. Al-Nachiri est soupçonné d'avoir organisé l'attaque du destroyer USS Cole en octobre 2000. Son arrestation avait été annoncée il y a une semaine, sans que son identité soit révélée.

Décrit par les services de renseignement américains comme le chef des opérations dans la région du Golfe, Al-Nachiri a aussi planifié l'attaque qui devait être menée depuis le Maroc contre des navires occidentaux dans le détroit de Gibraltar. L'opération avait été déjouée par les services de sécurité marocains en avril dernier. En décembre 2001, selon le Washington Post, Al-Nachiri aurait remis des instructions venant d'Oussama Ben Laden à des membres d'Al-Qaida réunis près de la frontière pakistano-afghane, leur recommandant d'attaquer «les intérêts américains et juifs» partout dans le monde. Al-Nachiri se serait ensuite rendu clandestinement au Pakistan, puis au Yémen.

Selon un analyste européen, Al-Nachiri «n'est pas un des directeurs politiques d'Al-Qaida. Il se situe à l'échelon inférieur, celui des responsables opérationnels régionaux». Son supérieur hiérarchique, Khalid Cheikh Mohammed, n'a pas été arrêté en dépit de recherches intensives.

Par ailleurs, les autorités indonésiennes ont annoncé qu'Imam Samudra, un informaticien javanais d'une trentaine d'années, a avoué son implication dans l'attentat du 12 octobre dernier à Bali. Imam Samudra serait membre de la Jamaah Islamyah, considérée comme l'antenne régionale d'Al-Qaida.