Les Etats-Unis souhaitent un arrêt rapide des violences en Syrie. Mais l’engagement américain ne devrait pas dépasser le stade des pressions diplomatiques sur le président Bachar el-Assad pour qu’il adopte des réformes, a fait savoir mardi le chef d’état-major interarmes américain.

«La violence doit s’arrêter aussi rapidement que possible», a déclaré l’amiral Mike Mullen à l’issue d’un déplacement en Irak. «Il n’y a aucune indication de quelque sorte que ce soit que les Américains sont, ou seront impliqués directement dans cette affaire», a-t-il ajouté.

«Politiquement et diplomatiquement, nous voulons imposer le plus de pression possible pour permettre le changement auquel aspirent tant de pays.» La Grande-Bretagne, alliée des Etats-Unis pendant l’invasion de l’Irak, a également appelé lundi à davantage de pressions sur Damas, tout en excluant une intervention militaire.

Réagissant à l’assaut meurtrier de l’armée syrienne contre la ville de Hama, le président américain Barack Obama a promis dimanche d’isoler Bachar el-Assad, estimant que le président syrien a perdu toute légitimité.

Environ 140 personnes ont été tuées dimanche, principalement dans la ville de Hama, l’un des bastions de la contestation, et 24 autres lundi, selon des défenseurs des droits de l’homme syriens.

L’Italie rappelle son ambassadeur

L’Italie a rappelé son ambassadeur en Syrie pour consultations, «face à l’horrible répression contre la population civile», a annoncé mardi le Ministère italien des affaires étrangères dans un communiqué.

«Face à l’horrible répression contre la population civile en Syrie, le ministre [des Affaires étrangères Franco] Frattini a donné des instructions pour faire rentrer en Italie notre ambassadeur à Damas, Achille Amerio, pour consultations», indique le communiqué.

«L’Italie a également proposé le rappel des ambassadeurs de tous les pays de l’Union européenne à Damas», ajoute le communiqué. Selon des défenseurs des droits de l’homme syriens, environ 140 personnes ont été tuées dimanche, principalement dans la ville de Hama, l’un des bastions de la contestation, et 24 autres lundi.