Plusieurs études ont été lancées ces derniers jours aux Etats-Unis pour tester, dans des échantillons de la population, combien de personnes ont réellement été infectées par le nouveau coronavirus et sont potentiellement immunisées.

Les Etats-Unis, qui ont dépassé les 10 000 morts du nouveau coronavirus depuis le début de la pandémie, ont recensé 1150 décès supplémentaires en 24 heures, selon le dernier décompte de l'université Johns Hopkins. Le pays dénombre officiellement plus de 366 000 cas d'infection (quasiment 30 000 cas supplémentaires en 24 heures).

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Recherche d'anticorps particuliers dans le sang 

Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont commencé une étude dans les villes foyers les plus actifs de l'épidémie, selon le site spécialisé Statnews. Ce type de test, dit de sérologie, cherche des anticorps particuliers dans le sang d'une personne, afin de voir si elle a déjà rencontré le coronavirus, même sans le savoir, comme c'est fréquent.

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Quand le système immunitaire rencontre un virus, il en garde la mémoire sous la forme d'anticorps, souvent à vie. Le directeur des CDC a déclaré que le quart peut-être des personnes infectées par le coronavirus n'avait pas de symptôme.

Des études lancées à Los Angeles et dans le comté de Santa Clara

Séparément, Jay Bhattacharya, professeur de médecine à Stanford en Californie, a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) avoir collecté des échantillons de sang de 2500 volontaires dans le comté de Santa Clara (Silicon Valley) samedi, choisis pour être représentatifs de la population du comté, ainsi que sur 500 de leurs enfants. Quelques gouttes de sang ont été prélevées par une piqûre rapide sur un doigt. «Nous publierons le chiffre de la prévalence dès que c'est humainement possible», dit Jay Bhattacharya.

Egalement en Californie, des chercheurs de l'Université de Californie du Sud ont prévu une étude dans les prochains jours à Los Angeles sur 1250 volontaires représentatifs de la population de la ville. «Les résultats devraient être publiés d'ici le 15 avril», dit à l'AFP le responsable de l'étude, le professeur Neeraj Sood.

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L'objectif de nombreux gouvernements est de généraliser ces tests afin de déterminer qui peut sortir du confinement auquel la moitié de l'humanité est aujourd'hui soumise. Mais tous les tests d'anticorps ne sont pas égaux et ne permettent pas de savoir si la personne, tout en ayant rencontré le virus, a suffisamment d'anticorps pour être protégée contre une future infection.


Un accord pour la livraison de millions de masques

Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir conclu un accord avec la société 3M «pour la livraison de 55,5 millions de masques supplémentaires de haute qualité chaque mois». «Nous allons donc recevoir au cours des prochains mois 166,5 millions de masques pour notre personnel de santé, qui est en première ligne», a détaillé Donald Trump.

Le président américain a invoqué la semaine dernière une loi datant de la guerre de Corée afin de mobiliser en priorité, de manière exceptionnelle, la production de 3M pour les besoins de la sécurité du pays. Vendredi, la société américaine avait défendu sa politique d'exportation et mis en garde contre les «conséquences humanitaires importantes à cesser de fournir des masques aux travailleurs de la santé au Canada et en Amérique latine, où nous sommes un fournisseur essentiel».