«Nous ne partirons pas, si vous ne voulez pas que nous partions» en 2014, a déclaré M. Biden, arrivé la veille au soir dans la capitale afghane, lors d’une conférence de presse avec le président afghan Hamid Karzaï.

«Nous n’avons pas l’intention de gouverner (l’Afghanistan) ou de construire nous-mêmes une nation», car «cela est de la responsabilité du peuple afghan», a ajouté le vice-président américain, dont le pays fournit près des deux tiers des forces internationales déployées en Afghanistan.

«Notre stratégie et nos moyens sont en place pour accomplir notre objectif, un Afghanistan stable, florissant et indépendant, capable d’assurer sa propre sécurité», a-t-il assuré.

M. Biden et M. Karzaï se sont entretenus durant près de deux heures en tête-à-tête au palais présidentiel de Kaboul, après une réunion élargie. «Nous avons discuté du processus de transition en 2014», a déclaré le président afghan en se disant «très heureux» de cette «bonne discussion».

Washington et ses alliés de l’Otan, qui comptent quelque 140’000 soldats en Afghanistan, se sont mis d’accord l’an dernier pour confier la responsabilité de la sécurité de l’ensemble du pays aux forces afghanes d’ici à la fin 2014.

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, avait toutefois assuré en novembre que les troupes internationales continueraient de soutenir l’armée afghane après cette date.

Mais plusieurs pays européens, dont les opinions publiques se lassent de ce conflit meurtrier qui dure depuis neuf ans, ont déjà annoncé leur intention de retirer leurs troupes du pays ces prochaines années.

Lundi soir, un membre de l’entourage de M. Biden avait indiqué à la presse que cette visite intervenait «à un réel tournant» dans la politique américaine en Afghanistan.

«Nous sommes passés de l’envoi de renforts l’an dernier à la transmission des responsabilités aux Afghans qui commencera cette année», avait-il ajouté.

En 2014, «les Afghans prendront les rênes de chaque district et province d’Afghanistan», avait-il déclaré, refusant «de spéculer» sur le maintien d’une éventuelle «présence de troupes de combat américaines» après cette date.