négociations

Les Etats-Unis et la Russie débattent de l'avenir de la Syrie à Lausanne

Les chefs de la diplomatie de dix pays discutent de l'évacuation des combattants à Alep et d'une offensive sur Mossoul

Les chefs des diplomaties américaine et russe John Kerry et Sergueï Lavrov ont entamé samedi à 15h à Lausanne une réunion bilatérale sur la Syrie. Le secrétaire d’État américain s'est aussi entretenu avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir juste avant le début de la rencontre à laquelle ont été conviées aussi les délégations iranienne, turque, saoudienne, qatarie, irakienne, égyptienne et jordanienne.

L’objet principal de cette rencontre pourrait être l’évacuation d’Alep-est des combattants rebelles du Fatah al-Cham, l'ancien Front al-Nosra. Un projet permettant d’accompagner les quelques 900 djihadistes hors d’Alep avait été suggéré la semaine dernière par l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

L'Iran s'est joint à la rencontre

Arrivé tôt ce matin en Suisse, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a rejoint l’Hôtel Beau-Rivage à Lausanne peu après Staffan de Mistura. Le secrétaire d’État américain John Kerry est arrivé à Ouchy à 11h.

En début d’après-midi, le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a également rejoint le Palace. Principal allié régional de Damas au Moyen-Orient, Teheran avait d’abord refusé de participer à la réunion de Lausanne. Toutefois le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères a déclaré vendredi soir que Mohammad Javad Zarif se rendrait en Suisse en raison de «l’ajout de l’Egypte et de l’Iraq» à la liste des participants.

Projet turc d’offensive sur Mossoul

La Turquie présentera lors de la réunion de Lausanne sa proposition de participation à l'offensive attendue des forces irakiennes sur Mossoul. Cette offensive, soutenue par une coalition internationale, aura pour but de reprendre la ville irakienne aux jihadistes du groupe Etat islamique.

Lors d'un discours retransmis à la télévision, le président turc Recep Tayyip Erdogan a en effet affirmé que cette proposition serait présentée par son ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu lors des négociations internationales qui ont débuté samedi après-midi à Ouchy.

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