Lors d’une conférence de presse jeudi matin, les représentants d’une «coordination pour la résistance» ont appelé à une nouvelle journée d’action nationale mardi prochain contre l’augmentation des frais d’inscription à l’université annoncée par le gouvernement. A Londres, une cinquantaine d’étudiants ont passé la nuit «dans le calme» dans le bâtiment central de UCL (University College London). Septante étudiants occupaient encore ce jeudi le dome de la bibliothèque d’Oxford. Le porte-parole de l’Université d’Oxford a souligné que leur occupation «perturbait les étudiants» qui veulent utiliser la bibliothèque pour travailler.

Mercredi, les étudiants avaient organisé leur deuxième grande journée de manifestation contre la hausse des frais d’inscription en fac, après celle du 10 novembre émaillée de violences, dans la capitale. Quelque 10’000 étudiants ont manifesté mercredi sur plusieurs sites à Londres et 3000 dans les autres villes du pays. Plusieurs incidents ont eu lieu: une estafette de police a été renversée à Londres, les vitres de plusieurs bus brisées, des graffitis portant les mots «révolution» et «réforme sociale» dessinés sur les murs des ministères des Affaires étrangères et du budget.

Trente-cinq personnes ont été arrêtées à Londres, alors que 7 policiers et 14 manifestants ont été blessés, a indiqué Scotland Yard. Deux manifestants ont en outre été arrêtés à Cambridge, un à Liverpool, quatre à Manchester et six à Brighton. Aaron Porter, président de l’Union des étudiants a déclaré sur la BBC jeudi matin à propos du mouvement étudiant que «ceci n’est que le début» tout en condamnant fermement les violences qui sont, selon lui, le fait de «fauteurs de troubles professionnels».

Le gouvernement a prévu de porter les frais d’inscription de 3290 livres (3867 euros) par étudiant et par an à 6000 livres, et dans «des circonstances exceptionnelles» à 9000 livres. Au cours de la première journée d’action des étudiants le 10 novembre, les forces de l’ordre avaient été débordées par 50’000 manifestants, dont une poignée avait envahi le siège du parti conservateur à Londres. La police a opéré un total de 66 arrestations.