Commencée dans l’ambiance festive d’un concert de casseroles dans le centre de Montréal, la marche, faute d’itinéraire annoncé, a été immédiatement déclarée illégale par la police.

Celle-ci a appelé à plusieurs reprises les manifestants à se disperser, sans que ceux-ci obtempèrent.

Les forces de l’ordre ont indiqué avoir procédé à huit arrestations, dont au moins deux pour jets de projectiles vers les policiers.

Selon des participants, il s’agissait de la 100e manifestation nocturne depuis le début du conflit étudiant en février dernier. Trois syndicats étudiants refusent une hausse des droits de scolarité décidée par le gouvernement et approuvée, selon des sondages, par une majorité de Québécois.

Le conflit promet d’être un élément important de la campagne électorale entamée mercredi en vue d’élections législatives convoquées pour le 4 septembre prochain, alors que la principale formation d’opposition, le Parti québécois (indépendantiste), appuie les étudiants.

Selon des commentateurs locaux, d’éventuels incidents violents lors des manifestations joueraient, sur le plan électoral, en faveur du Parti libéral du premier ministre sortant Jean Charest, la société québécoise souhaitant majoritairement un retour au calme.