Ils ont toujours fait bande à part. Alors quand la Chine a décidé d’imposer sa nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hongkong, les Britanniques ont, encore une fois, pris une autre trajectoire par rapport à leurs voisins européens. Avec cette nouvelle loi, Pékin peut réprimer, sur des bases assez larges, toute personne qui remettrait en doute l’autorité du Parti communiste chinois. Dans certains cas, les accusés seront jugés par des tribunaux chinois et, en cas de conflit, c’est la loi de Pékin qui l’emportera sur celle de Hongkong.

En réaction, certains pays comme l’Australie ont décidé de suspendre leur traité d’extradition. Les Etats-Unis ont quant à eux mis en place des sanctions économiques contre la Chine. Mais côté européen, la réponse est plus que timide. L’UE a appelé la Chine «à éviter toute action qui saperait l’autonomie de Hongkong». En France, «pays des droits de l’homme» comme le rappelle souvent Emmanuel Macron, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a affirmé début juillet que Paris «envisage des mesures» qui «seront diffusées le moment venu». Mais le moment tarde à venir.