La mesure d'éloignement du territoire italien, avec accompagnement à la frontière, doit encore être confirmée par les autorités judiciaires, a-t-il précisé. «Elle retournera dans son Allemagne, où il ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands», a commenté celui qui est aussi vice-Premier ministre et patron de la Ligue (extrême droite). «L'Italie a relevé la tête: nous sommes fiers de défendre notre pays et d'être différents des autres petits leaders européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie», a-t-il ajouté.
Soulagement de Sea-Watch
L'ONG Sea-Watch a pour sa part exprimé son soulagement dans un tweet: «nous sommes soulagés que notre capitaine soit libre! Il n'y avait aucune raison de l'arrêter, car elle était engagée dans la défense des droits de l'homme en Méditerranée et prenait ses responsabilités là où aucun gouvernement européen ne le faisait».
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L'Allemande de 31 ans avait été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi, placée samedi matin aux arrêts domiciliaires à Lampedusa, puis transférée lundi matin à Agrigente, la ville de Sicile dont dépend la petite île italienne. Lundi, elle avait été entendue pendant trois heures par la juge chargée de vérifier la validité de son arrestation.
Navire toujours sous séquestre
Plus tôt dans la journée, l'ONG allemande s'était dit déterminée à poursuivre ses opérations de sauvetage de migrants en Méditerranée. «Nous allons continuer de faire respecter les droits de l'homme en Méditerranée et surveiller de près l'Union européenne, si nécessaire avec un nouveau navire si notre navire reste sous séquestre», a assuré Ruben Neugebauer, l'un des responsables de l'organisation lors d'une conférence de presse à Berlin.
Sea-Watch et d'autres organisations ont récolté «plus d'un million» d'euros de dons grâce à plusieurs collectes en ligne pour couvrir notamment les frais de justice de sa capitaine. Elle a maintenant «l'appui financier nécessaire pour continuer à travailler», a souligné M. Neugebauer.
Le navire humanitaire a été placé sous séquestre et les 40 migrants qu'il avait secourus 17 jours plus tôt au large de la Libye débarqués. Carola Rackete, originaire des bords de la mer Baltique, a reçu de nombreux soutiens en Europe et notamment dans son pays natal où seront organisés samedi des rassemblements de solidarité dans plusieurs villes, dont Berlin et Hambourg.