En direct, guerre en Ukraine – Notre suivi du 6 au 12 janvier
Kiev affirme avoir capturé deux soldats nord-coréens dans la région de Koursk et se dit prêt à un échange. La Suisse rejette de plus en plus de demandes de protection S déposées par des réfugiés ukrainiens. Notre suivi
- Fil d'actualité
- Contexte
L’essentiel
• Des soldats nord-coréens capturés par l’Ukraine. Kiev a affirmé samedi avoir emprisonné deux combattants de Pyongyang dans la région russe de Koursk et se dit prêt pour un échange. Le renseignement sud-coréen dit participer à leur interrogatoire.
• Vers une rencontre Trump-Poutine en Suisse? Le président élu américain souhaite une rencontre avec le président russe pour «en finir» avec la guerre en Ukraine. Vladimir Poutine s’est dit «ouvert au contact». Berne indique que toutes les parties sont informées de sa disponibilité pour accueillir des réunions de paix, mais la Suisse n’en prendra pas l’initiative.
• Nouvelles sanctions contre le pétrole et le gaz russes. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre les deux principales sociétés du secteur énergétique russe, Gazprom Neft et Sourgoutneftegaz. Washington sanctionnera aussi 200 pétroliers et méthaniers opérant depuis la Russie.
• Volodymyr Zelensky réclame plus d’aide à ses alliés. Le président ukrainien a de nouveau plaidé jeudi pour l’envoi de troupes occidentales afin de «forcer la Russie à la paix». Lors d’une rencontre avec ses partenaires en Allemagne, il a obtenu une nouvelle aide américaine d’environ 500 millions de dollars.
• Progression des troupes russes. Moscou a revendiqué lundi 6 janvier la prise de la petite ville minière de Kourakhové, après une bataille de près de trois mois. Jeudi, les forces russes sont parvenues à établir une tête de pont en franchissant l’Oskil, une rivière qui séparait jusqu’ici les positions des deux camps, selon un responsable local.
Fin du suivi
Notre suivi en continu de la semaine du 6 janvier se termine ici. Notre suivi de la semaine à venir commence ici.
Soldats nord-coréens: Kiev «prêt» à un échange de prisonniers
Le président Volodymyr Zelensky s’est dit «prêt» à remettre à Pyongyang les deux soldats nord-coréens que l’Ukraine dit avoir capturé en Russie, dans le cadre d’un échange de prisonniers.
«L’Ukraine est prête à remettre à Kim Jong-un ses soldats s’il peut organiser leur échange contre nos combattants qui sont détenus en Russie», a écrit Volodymyr Zelensky sur son compte X.
Kiev avait annoncé samedi avoir fait prisonniers deux soldats nord-coréens blessés lors de combats dans la région russe de Koursk. Le service national de renseignement sud-coréen a confirmé dimanche la version ukrainienne, affirmant à l’AFP que les deux soldats capturés le 9 janvier étaient bien nord-coréens.
«La Suède n’est pas en guerre, mais il n’y a pas de paix non plus», déclare son premier ministre
Le premier ministre Ulf Kristersson a affirmé que son pays n’était «pas en guerre» mais ne traversait pas une période de paix non plus, évoquant des attaques hybrides et une guerre par procuration menée sur son sol. «La Suède n’est pas en guerre, mais il n’y a pas de paix non plus. La véritable paix, c’est la liberté, et l’absence de conflits sérieux entre les pays», a-t-il déclaré lors du Forum annuel de défense Folk och, à Salen, dans le centre de la Suède.
«Nous et nos voisins sommes soumis à des attaques hybrides qui ne passent pas par des missiles ou des soldats mais par des ordinateurs, de l’argent, de la désinformation et des menaces de sabotage», a-t-il poursuivi. «Cette situation sécuritaire et le fait que des choses étranges continuent à se produire dans la Baltique nous conduisent à penser que les intentions hostiles ne peuvent être ignorées», a également estimé le responsable.
Plusieurs câbles électriques et de télécommunications ont été endommagés dans la Baltique ces derniers mois.
L’armée russe affirme avoir conquis deux localités à l’est de l’Ukraine
L’armée russe a revendiqué la prise de deux localités sur le front dans l’est de l’Ukraine, où elle progresse lentement mais constamment depuis des mois face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses.
Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a affirmé que des unités du groupement «Sud» avait conquis le village de Iantarné, dans la région de Donetsk. Cette localité est située à environ 10 kilomètres au sud-ouest de Kourakhové, un important bastion ukrainien dont Moscou a affirmé s’être emparé lundi après des semaines de combats. Samedi, l’armée russe avait dit avoir également progressé au nord-ouest de Kourakhové.
Par ailleurs, le ministère russe de la Défense a affirmé dimanche avoir pris la localité de Kalinové, dans la région de Kharkiv. Cet endroit est sur la rive occidentale de la rivière Oskil, qui dans ce secteur, a longtemps marqué la ligne de front entre les deux camps. Mais un responsable ukrainien local avait annoncé jeudi que les forces russes étaient parvenues à établir une tête de pont en franchissant l’Oskil.
Le renseignement sud-coréen confirme que l’Ukraine a capturé deux soldats nord-coréens
Le renseignement sud-coréen a confirmé que l’Ukraine avait capturé deux soldats nord-coréens dans la région russe de Koursk, et dit participer à leur interrogatoire aux côtés des services ukrainiens. L’Ukraine, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont accusé Pyongyang, doté de l’arme nucléaire, d’avoir envoyé plus de 10 000 soldats pour aider les forces russes.
La Suisse rejette de plus en plus de demandes de protection S déposées par des réfugiés ukrainiens
La Suisse rejette de plus en plus de demandes de protection S déposées par des réfugiés ukrainiens, constate la SonntagsZeitung. Leur taux d'acceptation est actuellement de 87%, contre près de 99% en 2022. Les procédures sont devenues plus compliquées et durent désormais en moyenne 80 jours. Les Ukrainiens doivent prouver qu'ils vivaient en Ukraine au moment de l'invasion russe et qu'ils n'ont pas obtenu de protection dans un autre pays européen. La Suisse se montre plus restrictive que les Etats européens voisins et renvoie les réfugiés dans les pays où une protection leur a déjà été accordée, selon le journal.
Pause pour la nuit
Notre suivi en continu s’arrête pour aujourd’hui. Il reprendra dans quelques heures.
D’ici-là, retrouvez tous nos articles traitant de la guerre en Ukraine.
L’Ukraine affirme interroger deux soldats nord-coréens prisonniers
Sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que ses troupes avaient fait prisonniers, dans la région russe de Koursk, deux soldats nord-coréens. «Ce n’était pas une tâche aisée: généralement, les Russes et les autres soldats nord-coréens achèvent leurs blessés et font tout pour effacer les preuves de la participation d’un autre Etat, la Corée du Nord, à la guerre contre l’Ukraine», a déclaré le président ukrainien.
Selon Kiev, 12 000 soldats nord-coréens, dont environ 500 officiers, se trouvent dans la région de Koursk, mais ni la Russie, ni la Corée du Nord n’ont confirmé la présence de ce contingent. Les prisonniers ont été transférés à Kiev où ils sont interrogés par le SBU, les services de sécurité ukrainiens. Volodymyr Zelensky a également affirmé avoir ordonné au SBU de fournir à la presse un accès aux détenus et que ceux-ci reçoivent «toute l’aide médicale nécessaire»
L’Allemagne tente de sécuriser un pétrolier en difficulté en mer Baltique, Berlin accuse Moscou
L’Allemagne s’efforce samedi de sécuriser un pétrolier en difficulté et d’éviter une marée noire en mer Baltique, un navire accusé de faire partie de la «flotte fantôme russe», souvent vétuste, par laquelle Moscou exporte son pétrole malgré les sanctions.
Le pétrolier Eventin, avec 99 000 tonnes de pétrole à bord, se trouve en situation de «détresse» et est en panne de moteurs après une coupure de courant survenue dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le centre de commandement allemand pour les urgences maritimes.
Le navire de 274 m de long, qui bat pavillon panaméen, a dérivé pendant un temps «à faible vitesse, incapable de manoeuvrer, dans les eaux côtières de la mer Baltique, au nord de Rügen», dans l’est du littoral allemand, a précisé le commandement.
Trois remorqueurs dépêchés sur les lieux ont réussi à établir une liaison avec le navire, qu’ils tentent d’écarter des côtes en le repoussant vers le nord-est, a indiqué l’autorité navale allemande dans communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi. Dans sa dérive, l’Eventin s’était approché à 14 kilomètres de l’île touristique de Rügen.
La ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock a accusé dans un communiqué la Russie de «mettre en danger» la sécurité européenne «non seulement avec sa guerre d’agression contre l’Ukraine […] mais «aussi avec des pétroliers délabrés».
«En utilisant de manière infâme une flotte de pétroliers rouillés, (Vladimir) Poutine non seulement contourne les sanctions, mais s’accommode aussi du fait que le tourisme sur la mer Baltique soit mis à l’arrêt» en cas de catastrophe écologique», a-t-elle déploré.
Pause nocturne
Notre suivi se met en pause durant la nuit. Retour de l’actualité demain matin. D’ici là, vous pouvez retrouver tous nos contenus sur la guerre en Ukraine sur notre site.
La recommandation de l’AESA de ne pas embarquer dans des vols civils en Russe est «absurde», juge Moscou
L’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a mis en garde vendredi contre les «risques élevés» encourus par les avions de ligne survolant la Russie. «Cette recommandation» par souci de sécurité «semble particulièrement absurde dans le contexte des sanctions en cours» visant le secteur aérien russe, tacle l’agence fédérale de l’aviation russe, Rossaviatsia, dans un communiqué.
Ce «n’est rien d’autre que la poursuite de la politique de sanctions exercée par les pays occidentaux sur l’industrie de l’aviation civile russe», ajoute Rossaviatsia, jugeant «évident que des Etats inamicaux tentent de porter atteinte à la réputation et à l’économie» russe.
L’Agence européenne de sécurité aérienne déconseille les avions qui survolent la Russie
L’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a mis en garde vendredi contre les «risques élevés» encourus par les avions de ligne survolant la Russie, en raison de «carences» de coordination avec l’armée illustrées selon elle par le récent crash d’un appareil azerbaïdjanais.
Dans un «bulletin de sécurité sur les zones de conflit» consulté vendredi, l’AESA a renouvelé sa recommandation aux compagnies aériennes de ne pas emprunter l’ouest de l’espace aérien russe, ce dernier étant déjà interdit par Moscou aux transporteurs basés dans l’Union européenne (UE) mais restant emprunté par des avions de ligne chinois, turcs ou du Golfe entre autres.
La Suisse se profile pour accueillir un sommet Trump-Poutine
La Suisse est disposée à accueillir un sommet entre les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine s’ils devaient en faire la demande. «Suite au Sommet du Bürgenstock, l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis ont été régulièrement informés de notre disponibilité à soutenir tout effort diplomatique permettant d’établir la paix», confirme au Temps Nicolas Bideau, le chef de la communication du DFAE. Toutes les parties, c’est-à-dire les Etats-Unis, la Russie et l’Ukraine.
Seul problème en vue d’un tel scénario: Vladimir Poutine est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. «En tant que partie au Statut de Rome, la Suisse coopère avec la CPI, précise Nicolas Bideau. En ce sens, la Suisse devrait en principe arrêter les personnes sous mandat d’arrêt à leur arrivée éventuelle en Suisse. Si le mandat d’arrêt concerne un chef d’Etat ou de gouvernement en exercice, qui bénéficie de l’immunité en vertu du droit international public, le Conseil fédéral statue sur les questions d’immunité qui se posent.»
En clair, des exceptions sont possibles, notamment pour des négociations de paix. Reste à savoir quel serait le statut d’une éventuelle rencontre entre les deux chefs d’État. Pourra-t-on parler d’un sommet pour la paix?
Berlin aurait secouru un pétrolier de la «flotte fantôme russe»
Un pétrolier transportant 99 000 tonnes de carburant a été secouru vendredi en mer Baltique par les autorités allemandes, Berlin et Greenpeace l’accusant de faire partie de la «flotte fantôme russe» armée par Moscou pour exporter son pétrole malgré les sanctions.
Déclaré «en détresse», le pétrolier Eventin, qui mesure 274 m de long et bat pavillon panaméen, a dérivé pendant un temps vendredi «à faible vitesse, incapable de manœuvrer, dans les eaux côtières de la mer Baltique, au nord de Rügen», indique dans un communiqué le centre de commandement allemand pour les urgences maritimes.
➤ A ce sujet: Cette tentaculaire et inquiétante «flotte fantôme» russe
Les nouvelles sanctions contre Moscou sont «un coup important» porté à l’effort de guerre russe, se réjouit Volodymyr Zelensky
Les nouvelles sanctions américaines et britanniques visant le secteur énergétique russe sont «un coup important» porté à l’effort de guerre du Kremlin, se félicite ce vendredi le président ukrainien.
«Ces mesures portent un coup important au fondement financier de la machine de guerre russe en perturbant l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement», salue-t-il sur les réseaux sociaux. «Moins la Russie tirera de revenus (de la vente, ndlr) de pétrole et d’autres ressources énergétiques, plus vite la paix sera rétablie.»
Le président serbe «parlera à Poutine» au sujet des sanctions américaines contre le pétrole russe
Le président serbe Aleksandar Vucic «parlera à Poutine» après l’annonce par Washington de sanctions contre le pétrole et le gaz russe qui touchent aussi Petroleum Industry of Serbia (NIS), seul fournisseur de gaz en Serbie et détenue majoritairement par Gazprom.
«Je parlerai au président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, d’abord par téléphone, puis j’explorerai d’autres moyens de communication. Nous faisons face à des négociations difficiles concernant le renouvellement de l’accord gazier», avec la Russie a dit M. Vucic lors d’une conférence de presse à Belgrade.
Washington annonce de nouvelles sanctions contre le pétrole et le gaz russe
Le gouvernement américain sortant aux Etats-Unis annonce ce vendredi avoir pris de nouvelles sanctions contre le secteur énergétique russe pour saper «la plus grande source de financement du Kremlin» mise au service de l’effort de guerre en Ukraine.
A quelques jours de l’investiture, le 20 janvier, de Donald Trump, le département du Trésor a détaillé une série de sanctions visant notamment deux des principales sociétés russes du secteur, Gazprom et Sourgoutneftegaz.
Elles visent également près de 200 pétroliers et méthaniers opérant depuis la Russie et présentés comme faisant partie de la «flotte fantôme» de Moscou.
L’Ukraine déclenche une vaste opération policière contre des réfractaires à la mobilisation
La police ukrainienne annonce ce vendredi avoir effectué «plus de 600 perquisitions» dans le cadre d’une «opération spéciale» destinée à bloquer le passage illégal de la frontière par des hommes fuyant la mobilisation militaire.
Des estimations officieuses font état de milliers, voire de dizaines de milliers, d’Ukrainiens ayant pu partir illégalement grâce à des passeurs, à de faux papiers ou à des pots-de-vin versés aux gardes-frontières.
Deux navires de l’OTAN en mer Baltique
L’OTAN envoie deux navires pour surveiller les infrastructures sous-marines et la «flotte fantôme» de la Russie en mer Baltique, a déclaré la ministre finlandaise des Affaires étrangères Elina Valtonen. Le câble électrique Estlink 2 et quatre câbles de télécommunications reliant la Finlande à l’Estonie ont été endommagés le jour de Noël, quelques semaines seulement après que d’autres câbles ont été sectionnés en mer Baltique.
Dirigeants politiques européens et experts soupçonnent des actes de «guerre hybride» orchestrés par la Russie. «L’OTAN envoie deux navires et nous augmentons également nos autres activités et notre présence dans la région», a souligné Elina Valtonen au cours d’une conférence de presse à Helsinki.
Vladimir Poutine «ouvert au contact» avec Donald Trump
Le président russe est «ouvert au contact» avec le président élu américain sans condition préalable, a annoncé le Kremlin, saluant sa «volonté de résoudre les problèmes». «Le président a déclaré à plusieurs reprises qu’il était ouvert au contact avec les dirigeants internationaux, y compris le président des Etats-Unis, y compris Donald Trump», a déclaré à la presse le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.
Aucune condition n'est requise, ce qui est nécessaire, c'est un désir mutuel et une volonté politique de résoudre les problèmes par le dialogue
Dmitri Peskov
Trois morts, six blessés dans des frappes ukrainiennes en territoire occupé
Trois personnes ont été tuées et six autres blessées vendredi dans des frappes ukrainiennes ayant visé deux villes de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine partiellement contrôlé par Moscou, ont indiqué les autorités locales et russes.
«Dans les heures de pointe matinales, l’ennemi a attaqué Donetsk et Svetlodarsk», a écrit sur Telegram le dirigeant de la région de Donetsk, Denis Pouchiline, installé par Moscou. Selon lui, une frappe ukrainienne a touché un immeuble résidentiel à Svetlodarsk où une femme a été tuée et quatre habitants ont été blessés.
Une autre attaque, menée à l’aide de lance-roquettes de fabrication américaine HIMARS, a touché un supermarché à Donetsk, endommageant également des immeubles et des bâtiments administratifs avoisinants, selon Denis Pouchiline. Cette frappe «a fait deux morts et deux blessés parmi les civils», a précisé, pour sa part, le Comité d’enquête russe, cité par l’agence de presse publique RIA Novosti.
Russie: verdict attendu pour les avocats de Navalny accusés d'«extrémisme»
La justice russe doit rendre vendredi son verdict à l’issue du procès de trois avocats de l’opposant Alexeï Navalny, mort en détention en février 2024, qui sont accusés à leur tour «d’extrémisme» et risquent plusieurs années de prison ferme.
Alexeï Liptser, Igor Sergounine et Vadim Kobzev ont été arrêtés en octobre 2023, lorsque l’opposant numéro un à Vladimir Poutine était toujours vivant, puis placés sur la liste des «extrémistes».
Ils sont accusés d’avoir transmis à Alexeï Navalny, incarcéré en Russie à partir de janvier 2021 jusqu’à sa mort en prison le 16 février 2024 dans des circonstances troubles, des informations lui permettant de «planifier, préparer (…) et commettre des crimes extrémistes» depuis sa cellule, selon les enquêteurs. Ces accusations d'«extrémisme» sont passibles en Russie de six ans de détention, l’accusation ayant demandé des peines de plus de cinq ans.
Le procès se déroule depuis mi-septembre devant un tribunal de Petouchki, dans la région de Vladimir, à l’est de Moscou, où se trouve également une prison où Alexeï Navalny avait été un temps incarcéré. Après le début de la première audience le 12 septembre, l’ensemble des débats ont eu lieu à huis clos, sur demande du procureur, malgré les protestations des avocats de la défense.
Au cours de la procédure, Igor Sergounine aurait plaidé coupable, selon le média russe indépendant Mediazona. Alexeï Liptser et Vadim Kobzev ne l’auraient pas fait. L’ONG Amnesty International a de son côté exhorté Moscou à mettre fin aux «poursuites arbitraires» engagées contre les avocats.
Le soutien indéfectible de l'Italie salué
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé jeudi soir à Rome, où il a rencontré la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, un ferme soutien de Kiev depuis le début de l'invasion russe, a-t-on appris de source diplomatique.
Giorgia Meloni «a réitéré le soutien global que l'Italie apporte et continuera d'apporter à la légitime défense de l'Ukraine (...) afin que Kiev puisse être dans les meilleures conditions possibles pour construire une paix juste et durable», ont indiqué les services de la dirigeante italienne. Elle a également «exprimé sa solidarité envers les victimes des récents bombardements russes», dans un communiqué.
Dans un message sur X, Volodymyr Zelensky a remercié l'Italie pour son «soutien indéfectible», déclarant: «Ensemble, nous pouvons obtenir une paix juste et renforcer nos positions collectives.»
Les deux dirigeants ont discuté du «renforcement de la sécurité, des développements de l'actualité mondiale et de la préparation de la conférence sur le redressement de l'Ukraine qui se tiendra cette année à Rome», a-t-il ajouté.
Donald Trump dit préparer une rencontre avec Vladimir Poutine
Le président élu américain Donald Trump a affirmé qu'il était en train de préparer une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine pour «en finir» avec la guerre en Ukraine. «Il veut qu'on se rencontre, et nous sommes en train d'organiser ça», a-t-il déclaré avant une réunion avec des gouverneurs républicains dans sa résidence de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride.
Macron et Starmer s'entretiennent de l'Ukraine lors d'une rencontre au Royaume-Uni
Le président français Emmanuel Macron a rencontré jeudi soir à Chequers, au Royaume-Uni le premier ministre britannique Keir Starmer, avec au coeur des discussions la situation en Ukraine.
Les deux dirigeants «ont souligné la nécessité de l'unité en ces temps incertains» au niveau international, selon un porte-parole de Downing Street. A propos de l'Ukraine, ils ont «réaffirmé leur volonté de se coordonner étroitement afin de soutenir» ce pays «aussi longtemps que nécessaire», indique un communiqué de l'Elysée.
Ils ont aussi souligné «l'importance de continuer à fournir les équipements nécessaires à la défense du territoire ukrainien, et de garantir un soutien financier durable à l'Ukraine au-delà de 2025». Emmanuel Macron et Keir Starmer ont insisté sur «l'importance d'offrir des garanties de sécurité à l'Ukraine».
Le chef du Pentagone appelle la coalition pro-Ukraine à «ne pas faiblir»
La coalition internationale de soutien militaire à l’Ukraine ne doit pas «faiblir», enjoint ce jeudi le secrétaire à la défense Lloyd Austin, à un moment où Kiev craint de perdre l’appui des Etats-Unis avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
«La coalition qui soutient l’Ukraine ne doit pas se dérober. Elle ne doit pas faiblir. Et elle ne doit pas échouer», a déclaré le ministre de Joe Biden, qui présidait pour la dernière fois le «groupe de contact» des partenaires de Kiev à Ramstein, base aérienne américaine en Allemagne.
Le président ukrainien Zelensky sera à Rome ce soir
Le président ukrainien se rendra dans la soirée à Rome, où il rencontrera notamment la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, ferme soutien de Kiev depuis le début de l’invasion russe, apprend l’AFP de source diplomatique.
Au cours d’une réunion des alliés de son pays jeudi en Allemagne, Volodymyr Zelensky a de nouveau plaidé pour l’envoi de troupes occidentales en Ukraine afin de «forcer la Russie à la paix» à un moment où Kiev craint de perdre le soutien des Etats-Unis avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, auquel Meloni a rendu visite samedi.
L’armée russe a franchi l’Oskil, une rivière de l’est de l’Ukraine, selon Kiev
Les forces russes sont parvenues à établir une tête de pont en franchissant l’Oskil, une rivière de l’est de l’Ukraine qui séparait jusqu’ici les positions des deux camps, annonce jeudi un responsable local. Un nouveau signe des difficultés que rencontre Kiev sur le front.
L’armée russe avait tenté ces derniers mois plusieurs fois de traverser ce cours d’eau qui prend sa source en Russie, où il est appelé Oskol, et qui passe notamment par la ville disputée de Koupiansk.
«L’ennemi essaie de prendre pied dans la ville de Dvoritchna, qui se trouve déjà sur la rive droite de l’Oskil, et d’étendre l’ensemble de la tête de pont», a déclaré à la télévision ukrainienne Andreï Bessedine, à la tête de l’administration militaire de Koupiansk.
Une coalition de pays va fournir 30 000 drones à l’Ukraine
Une coalition internationale visant à fournir des drones à l’Ukraine, co-dirigée par le Royaume-Uni et la Lettonie, va envoyer 30 000 nouveaux engins à Kiev, a annoncé jeudi le ministère britannique de la Défense. Ce groupe, formé début 2024, a passé une commande d’une valeur de 45 millions de livres (54 millions de dollars) pour acquérir ces drones, selon un communiqué.
Le ministre britannique de la Défense John Healey a fait cette annonce jeudi depuis la base américaine de Ramstein, en Allemagne, où avait lieu une réunion des alliés de l’Ukraine en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky. «Le courage du peuple ukrainien continue d’inspirer le monde, et cette réunion de plus de 50 nations envoie un message clair à Poutine», a déclaré le ministre, cité dans ce communiqué.
Volodymyr Zelensky réclame l'envoi de troupes occidentales en Ukraine
Lors d'une rencontre avec ses alliés jeudi en Allemagne, le président ukrainien a réitéré sa demande d'envoi de troupes occidentales dans son pays pour «forcer la Russie à la paix». Cette proposition suscite de vives réserves dans plusieurs Etats européens.
Parmi les idées explorées par les chancelleries européennes et Washington figure celle de mettre en place un contingent militaire en Ukraine pour assurer le maintien d'un hypothétique cessez-le-feu.
Notre grand format: Envoyer des troupes en Ukraine, bientôt la fin d’un tabou européen?
L’UE se dit «prête» à mener le soutien à l’Ukraine si Washington ne le veut plus
L’Union européenne est «prête à prendre le relais» pour mener le soutien militaire à l’Ukraine «si les Etats-Unis ne veulent pas le faire», a déclaré jeudi la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas à onze jours de l’investiture de Donald Trump.
La responsable s’est dans le même temps dite «sûre» que Washington allait «poursuivre son soutien à l’Ukraine». «Quel que soit le dirigeant des Etats-Unis, je pense qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’Amérique que la Russie soit la plus forte puissance dans le monde», a-t-elle déclaré, avant une réunion du «groupe de contact» des partenaires de Kiev en Allemagne.
Sous la présidence de Joe Biden, les Etats-Unis ont été le plus grand soutien de Kiev dans sa défense contre l’invasion russe, fournissant une aide militaire d’une valeur de plus de 65 milliards de dollars (63 milliards d’euros) depuis février 2022. Insuffisant toutefois pour donner un avantage décisif à l’Ukraine, qui peine à repousser l’armée russe, notamment dans la partie orientale du pays.
Washington annonce une nouvelle aide militaire de 500 millions de dollars à l’Ukraine
Le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, a annoncé jeudi une nouvelle aide militaire américaine à l’Ukraine pour un montant d’environ 500 millions de dollars (455 millions de francs), à quelques jours de l’investiture de Donald Trump.
«Le combat de l’Ukraine nous concerne tous», a affirmé Lloyd Austin qui mène sa dernière réunion du «groupe de contact» des partenaires de Kiev à Ramstein, une base aérienne américaine non loin de Francfort.
Un site pétrolier en feu pour le deuxième jour après une attaque ukrainienne
Un incendie se poursuit jeudi pour le deuxième jour consécutif sur un site pétrolier à Engels, dans la région russe de Saratov, frappé la veille par des drones ukrainiens, en riposte, selon Kiev, aux bombardements sur l’Ukraine.
«Les services de secours continuent à lutter contre les conséquences de l’attaque de drones», a indiqué le gouverneur régional, Roman Boussarguine, sur Telegram. Selon les spécialistes, «il faut un certain temps» pour que le feu soit entièrement maîtrisé, a-t-il précisé, en assurant que «la situation est sous contrôle» et qu’il n’y a «aucune menace pour des immeubles résidentiels».
Deux pompiers sont morts mercredi, selon les autorités, dans l’incendie à Engels, situé à environ 700 kilomètres au sud-est de Moscou et à quelque 500 km de la frontière ukrainienne.
Volodymyr Zelensky en Allemagne pour mobiliser ses alliés avant l'arrivée de Donald Trump
Le président ukrainien a indiqué qu'il participerait jeudi à une réunion en Allemagne au «format Ramstein», qui réunit les principaux alliés de l'Ukraine, pour évoquer l'aide à apporter à ce pays face à l'invasion russe. «Je prévois également des entretiens avec des partenaires au niveau des ministres de la Défense et des commandants militaires», a déclaré Volodymyr Zelensky mercredi, dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
Cette réunion du «groupe de contact» des partenaires de Kiev à Ramstein, une base aérienne américaine non loin de Francfort, sera la dernière du secrétaire à la Défense Lloyd Austin, ministre de Joe Biden qui sera remplacé le 20 janvier par le milliardaire républicain.
Le leadership américain sur l'Ukraine est d'une importance «critique», souligne Lloyd Austin
Le leadership des Etats-Unis dans l'aide à l'Ukraine face à l'invasion russe est d'une importance «critique», tout comme la poursuite de cette aide, a souligné mercredi le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, à la veille de l'annonce d'une nouvelle tranche d'aide militaire.
«Nous n'avons pas seulement demandé aux pays de fournir une aide sécuritaire - nous leur avons montré le chemin dans chaque cas sur la quantité d'aide sécuritaire qu'ils ont fournie, et sur la vitesse avec laquelle cette aide a été livrée», a-t-il ajouté. «Il est vraiment important pour l'ensemble de la coalition de continuer à fournir une aide militaire à l'Ukraine. Les Etats-Unis ont été en pointe dans cet effort, et il faut espérer qu'ils continueront de le faire, parce que ce n'est pas fini.»
Vilnius renforce la sécurité de ses connexions électriques par crainte de sabotages russes
La Lituanie qui doit prochainement se déconnecter du réseau électrique russe a annoncé mercredi qu’elle allait renforcer les mesures de sécurité destinées à protéger une importante connexion électrique la reliant à la Pologne voisine et à l’UE, par crainte de sabotages éventuels.
Ancienne république soviétique, la Lituanie, ainsi que ses voisins baltes, la Lettonie et l’Estonie, doivent se déconnecter du réseau électrique russe le 8 février, marquant ainsi l’aboutissement de décennies d’efforts visant à réduire leur dépendance à l’égard de Moscou. Les trois pays, aujourd’hui membres de l’UE et de l’OTAN, rejoindront le réseau européen un jour plus tard.
Le gouvernement lituanien a annoncé mercredi que le Service de sécurité publique, chargé de protéger des infrastructures critiques, commencerait à surveiller le pont énergétique entre la Lituanie et la Pologne, appelé LitPol Link, dès le 15 janvier, et non pas seulement en avril comme prévu auparavant.
Attaque russe à Zaporijjia: 13 morts
Au moins 13 personnes ont été tuées dans une attaque aérienne russe en pleine journée sur la ville de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, selon un nouveau bilan annoncé par le gouverneur de la région Ivan Fedorov sur Telegram, révisant à la hausse le bilan précédent qui faisait état d’un mort et de 30 blessés.
La Russie ferme le consulat polonais à Saint-Pétersbourg en représailles
La Pologne annonce la fermeture de son consulat à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, ordonnée par Moscou en représailles à celle de son consulat à Poznan, annoncée en octobre par Varsovie qui dénonçait des «tentatives de sabotage».
«La cérémonie de fermeture du poste consulaire à Saint-Pétersbourg a eu lieu aujourd’hui», a indiqué le ministère polonais des Affaires étrangères sur le réseau X.
Dziś z udziałem 🇵🇱 amb. w Rosji K. Krajewskiego odbyła się ceremonia zamknięcia placówki konsularnej RP w Sankt Petersburgu.
— Ministerstwo Spraw Zagranicznych RP 🇵🇱 (@MSZ_RP) January 8, 2025
To retorsja na decyzję polskiego MSZ o zamknięciu KG Rosji w Poznaniu, po stwierdzeniu rosyjskiego sabotażu w Polsce.
🌐Więcej ⤵️https://t.co/3Jn0FNoe3z
Selon Varsovie «il s’agit d’une mesure de rétorsion» appliquée par Moscou. Le 22 octobre, Varsovie avait ordonné la fermeture du consulat russe de Poznan (est) au motif de tentatives présumées de «sabotage» menées par la Russie «en Pologne et dans des pays alliés».
En décembre, la diplomatie polonaise s’est déclarée prête à fermer tous les consulats russes en Pologne si des actes de «terrorisme» se poursuivaient. Plusieurs personnes de diverses nationalités ont été interpellées ou condamnées en Pologne au cours des derniers mois pour des actes de sabotage menés, d’après Varsovie, pour le compte des services de renseignement russes.
La Finlande interdit au pétrolier russe de reprendre la mer
Les autorités finlandaises annoncent avoir interdit de naviguer au Eagle S, un pétrolier soupçonné d’appartenir à la «flotte fantôme» russe et d’avoir causé des dégradations sur cinq câbles sous-marins.
Le navire, déjà saisi par la police dans le cadre de son enquête pour sabotage, ne pourra pas «opérer tant que les graves défaillances constatées (au cours de l’inspection technique) n’auront pas été corrigées», indique l’agence des Transports et communications dans un communiqué.
Traficom sai Eagle S -aluksen satamavaltiotarkastuksen päätökseen – alus pysäytetty puutteiden vuoksihttps://t.co/eBveCLxeYt#merenkulku #turvallisuus
— Liikenne- ja viestintävirasto Traficom (@TraficomFinland) January 8, 2025
«Les inspecteurs de Traficom ont constaté 32 carences lors de l’inspection», ajoute l’agence. Elles «sont liées à la sécurité incendie du navire, au dispositif de navigation et à la ventilation de la salle des pompes».
La réparation «nécessitera une assistance extérieure et prendra du temps», déclare Sanna Sonninen, directrice de la navigation maritime, citée dans le communiqué.
L’Ukraine frappe un site pétrolier russe destiné à l’armée
L’armée ukrainienne affirme avoir frappé pendant la nuit un site pétrolier en Russie située à 500 kilomètres de la frontière et approvisionnant l’aviation militaire russe qui bombarde l’Ukraine. «Le dépôt pétrolier Combinat Kristall à Engels, dans la région de Saratov, a été attaqué» pendant la nuit, indique l’état-major de l’armée ukrainienne sur Telegram.
Karin Keller-Sutter et Volodymyr Zelensky préparent une rencontre
La présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter s’est entretenue mardi par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a-t-elle indiqué sur le réseau social X. Une rencontre est en cours de préparation.
➤ Lire l'article
Transdniestrie privée de gaz russe: l’UE dénonce une «guerre hybride» de la Russie en Moldavie
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a accusé hier soir la Russie «d’utiliser le gaz comme arme» et de mener une «guerre hybride» en Moldavie, où le territoire séparatiste prorusse de Transdniestrie n’est plus approvisionné en gaz russe depuis début janvier. Kaja Kallas a échangé avec le Premier ministre moldave Dorin Recean pour «réaffirmer la solidarité indéfectible» de l’Union européenne avec la Moldavie, a-t-elle indiqué. «Grâce au soutien de l’UE, la Moldavie reste résiliente et bien connectée aux réseaux énergétiques européens», a assuré Mme Kallas.
L’armée ukrainienne dit mener de «nouvelles opérations offensives» dans la région russe de Koursk
L’armée ukrainienne annonce mener «des opérations de combat» dans la région frontalière russe de Koursk. Elle a attaqué notamment «un poste de commandement militaire». «Cette frappe fait partie intégrante des opérations de combat des unités des forces de défense ukrainiennes, qui mènent des opérations de combat sur le territoire de la Fédération de Russie», a indiqué l’état-major de l’armée ukrainienne dans un communiqué publié en anglais sur Telegram.
Dimanche, l’armée russe avait fait état d’une nouvelle offensive ukrainienne dans cette région, où les militaires ukrainiens contrôlent plusieurs centaines de kilomètres carrés depuis août 2024, malgré les tentatives de les déloger des troupes russes, épaulées dans ce secteur par des soldats nord-coréens, selon Kiev et les Occidentaux.
La popularité de Volodymyr Zelensky en nette baisse
Les Ukrainiens soutiennent toujours majoritairement le président Volodymyr Zelensky dans son action, après quasiment trois ans d’invasion russe. Un chiffre toutefois en net recul en 2024, selon les résultats d’un sondage publié mardi par un institut spécialisé à Kiev.
L’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) a mené une enquête téléphonique auprès de 2000 personnes habitant en territoire sous contrôle ukrainien entre le 2 et le 17 décembre, soit un mois environ après la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine qui a relancé les spéculations sur d’éventuels pourparlers de paix avec Moscou.
D’après les résultats, fin 2024, 52% des Ukrainiens interrogés disaient «avoir confiance» en Volodymyr Zelensky, un chiffre en nette baisse par rapport à la fin 2023 (77%), traduisant un essoufflement du soutien au président ukrainien, après près de trois ans de guerre à haute intensité.
Le soutien actuel au chef de l’Etat ukrainien, en poste depuis 2019, est plus marqué dans l’Ouest (60%) et dans le Centre (52%), des régions relativement épargnées par la guerre, que dans l’Est (seulement 42%) et dans le Sud (46%), où se déroule l’essentiel des combats.
L’armée ukrainienne assure toujours se battre à Kourakhové
L’armée ukrainienne assure continuer de se battre à Kourakhové, ville industrielle de l’est de l’Ukraine dont la capture a été revendiquée la veille par la Russie, alors que des affrontements se déroulent aussi pour d’autres cités du Donbass.
Les forces russes ont affirmé lundi avoir hissé le drapeau sur cette ville qui comptait environ 18 000 habitants avant la guerre et qui constituait une importante position défensive pour les forces ukrainiennes dans le sud de cette région industrielle de l’est du pays.
Cette perte n’a pas été confirmée par l’Ukraine. Mardi matin, le groupement de troupes Khortytsia, qui se bat dans la zone, a assuré que «dans le secteur de Kourakhové, les forces de défense s’opposent aux tentatives de l’ennemi d’utiliser sa supériorité en hommes et de développer une offensive».
«Des mesures visant à localiser et à détruire les groupes d’assaut ennemis qui ont infiltré nos formations de combat sont en cours», a-t-il ajouté, notant des «opérations d’assaut» russes dans «la zone urbaine de Kourakhové».
L’envoyé spécial de Donald Trump reporte son voyage en Ukraine
L’envoyé spécial de l’administration Trump pour la paix en Ukraine, Keith Kellogg, a décidé de reporter sa visite à Kiev jusqu’à l’investiture du président républicain le 20 janvier, selon l'agence de presse Reuters. Selon quatre sources, la nouvelle date de son voyage n'a pas encore été fixée et les raisons du report n'étaient pas claires dans l'immédiat.
Le 19 décembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré à Bruxelles que Keith Kellogg se rendrait dans son pays avant l'investiture de Donald Trump, selon les informations de Kyiv Independent.
La hiérarchie ukrainienne minimise les soucis avec les soldats formés en France
Quelle est l’ampleur du problème touchant les troupes ukrainiennes formées en France? Des avis fort différents apparaissent.
La brigade dite «Anne de Kiev», précise l’agence AFP, fait l’objet d’une controverse depuis son retour le mois dernier de France, où ont été formés 2300 des 4500 soldats qui la composent.
Selon le journaliste ukrainien réputé Iouri Boutoussov, près de 1700 soldats de la brigade ont déserté, pour la plupart avant même que leur unité ne soit déployée sur le front, et 50 durant la formation en France. Voir à ce sujet le résumé (et des éléments en vidéo) de Franceinfo.
Ce lundi soir, le commandant des forces terrestres ukrainiennes Mikhaïlo Drapaty a reconnu «des problèmes» au sein de la brigade «Anne de Kiev».
Je confirme bien sûr qu’il y a eu des problèmes avec le commandement et le processus de formation
a-t-il admis devant plusieurs médias. «Dans la mesure du possible, tous ces problèmes sont en train d’être résolus», a-t-il poursuivi, assurant que le nombre de désertions de soldats formés en France était «minime».
La Pologne réclame les «frontières reconnues» mais évoque des concessions
Ce lundi, le ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski a préconisé le retour aux frontières reconnues en Ukraine, sans exclure des concessions.
La Pologne pense que la solution la plus naturelle et la plus durable serait le retour aux frontières internationalement reconnues
a déclaré le ministre lors d’un point presse à Paris.
Toute autre solution devrait venir de l’initiative de l’Ukraine elle-même
a-t-il ajouté. Il a également appelé à «accélérer l’élargissement de l’Union européenne à l’est et au sud-est», assurant que «l’objectif de la Russie est de détruire l’architecture de sécurité de l’Europe».
L’armée ukrainienne affirme avancer dans la région de Koursk
Dans la région de Koursk, nous infligeons des pertes sans cesse
aux Russes, indique ce dimanche soir le commandant des forces terrestres ukrainiennes Mikhaïlo Drapaty à plusieurs médias, dont l’agence de presse AFP.
Dimanche, La Russie a affirmé avoir repoussé une offensive ukrainienne surprise dans cette région frontalière russe, où les forces de Kiev contrôlent déjà plusieurs centaines de kilomètres carrés depuis un premier assaut inattendu en août 2024.
Cité par Courrier international, le Guardian estime que Kiev semble chercher à «reprendre l’initiative sur le champ de bataille avant le retour imminent de Donald Trump à la Maison-Blanche». Des experts mentionnés par le New York Times hasardent une autre hypothèse: la nouvelle offensive dans cette région pourrait «être une tentative de feinte», «visant à forcer les troupes russes à renforcer leurs défenses» à Koursk «dans l’espoir de les affaiblir sur la ligne de front sur le territoire ukrainien».
A Kiev, plongée en eaux glacées
Le fleuve Dniepr a été le théâtre d’affrontements violents entre Russes et Ukrainiens. A Kiev, le 5 janvier et ce comme chaque année, il est pour les milliers d'Ukrainiens orthodoxes le synonyme de célébration.
La tradition orthodoxe veut qu'en souvenir du baptême du Christ dans le Jourdain, il faut s’immerger dans l’eau par trois fois (au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit).
Les deux câbles en mer Baltique ont été réparés
Les deux câbles de télécommunications entre la Finlande et l’Estonie abîmés le jour de Noël en mer Baltique lors d’un sabotage présumé qui a touché plusieurs câbles sous-marins, ont été réparés, annonce ce lundi l’opérateur Elisa.
«Les réparations ont eu lieu aujourd’hui», dit à l’AFP le responsable de la sécurité d’Elisa Jaakko Wallenius, alors que les autorités finlandaises enquêtent sur le sabotage qu’il soupçonne avoir été causé par un pétrolier, l’Eagle S, suspecté de faire partie d’une «flotte fantôme» russe.
➤ A ce sujet: Cette tentaculaire et inquiétante «flotte fantôme» russe
Kiev doit mener «des discussions réalistes» vis-à-vis de son territoire, estime Emmanuel Macron
Emmanuel Macron appelle ce lundi les Ukrainiens à «mener des discussions réalistes sur les questions territoriales» pour trouver un règlement au conflit.
«Les Ukrainiens ont à mener des discussions réalistes sur les questions territoriales et eux seuls peuvent les conduire», a déclaré le président français devant les ambassadeurs français réunis à l’Elysée, prévenant qu’il n’y aurait «pas de solution rapide et facile». La Russie s’est en effet emparée d’environ 20% du territoire ukrainien et accélère sa progression dans l’Est ces derniers mois.
Les Européens devront néanmoins «construire des garanties de sécurité» pour l’Ukraine, a estimé le chef de l’Etat, soulignant que Washington devra les aider à «changer la nature de la situation et convaincre la Russie de venir à la table des négociations».
L’Azerbaidjan réitère ses accusations contre Moscou
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev persiste ce lundi dans ses accusations contre la Russie après le crash d’un avion d’Azerbaijan Airlines fin décembre au Kazakhstan, qui a été selon Bakou abattu par des tirs russes.
«La responsabilité de la mort de citoyens azerbaïdjanais incombe aux représentants de la Russie», a-t-il martelé lors d’une rencontre avec les membres de l’équipage ayant survécu à ce crash ayant fait 38 morts le 25 décembre.
«L’avion a été abattu (d’une frappe venant) du sol», a insisté Ilham Aliev, qui avait déjà affirmé que l’appareil du constructeur brésilien Embraer avait subi «des tirs» au-dessus du territoire russe.
➤ A ce sujet: Pour Astana et Moscou, le crash du vol d’Azerbaijan Airlines est embarrassant
«Il n’y aura pas de solution rapide et facile en Ukraine», selon Emmanuel Macron
Le président français prévient ce lundi qu’il n’y aurait «pas de solution rapide et facile en Ukraine», alors que le président élu des Etats-Unis Donald Trump a promis un règlement express.
«Le nouveau président américain sait lui même que les Etats-Unis n’ont aucune chance de gagner quoi que ce soit si l’Ukraine perd», et une «capitulation de l’Ukraine ne saurait être bonne pour les Européens et les Américains», dit le président français lors d’une réunion avec les ambassadeurs de France. Il estime que la «crédibilité» des Occidentaux serait «battue en brèche» s’ils acceptent de «transiger» en raison d’une «fatigue» du conflit.
L’intérêt stratégique de Kourakhové
La ville ukrainienne de Kourakhové, qui comptait environ 22 000 habitants avant le conflit, était une position défensive de premier plan pour les militaires ukrainiens dans ce secteur. Il s’agit de la plus grande agglomération dans le sud-ouest du Donbass, située à une trentaine de kilomètres au sud de Pokrovsk, un nœud logistique essentiel pour les militaires.
La ville est située près d’un important gisement de lithium, un minerai rare, mais aussi d’un réservoir d’eau. Elle abrite une centrale électrique à charbon (endommagée par les combats).
Après trois mois de bataille, la conquête de Kourakhové permettra de parvenir au contrôle entier de la région de Donetsk «à un rythme accéléré», selon Moscou. La perte de cette ville n’a pas été pour l’heure confirmée par l’armée ukrainienne, qui se borne à faire état d’opérations «d’assaut dans la zone urbaine de Kourakhové».
Kiev affirme avoir éliminé un chef de bataillon russe
Sur son compte Telegram, la direction générale du renseignement du ministère de la défense ukrainien affirme avoir éliminé Sergei Melnikov, le chef d’état-major du bataillon «Storm Ossetia».
L’attaque aurait été effectuée fin décembre, à l’aide de drones, dans l’oblast de Zaporijjia. Le chauffeur du soldat russe aurait aussi été éliminé dans l’attaque, selon le renseignement ukrainien.
Moscou affirme avoir conquis la ville de Kourakhové
Les forces russes ont conquis la ville minière de Kourakhové, dans l’est de l’Ukraine, indique ce lundi le ministère russe de la défense. Une avancée majeure après des mois de progrès constants dans la région.
Les unités russes «ont entièrement libéré la ville de Kourakhové, la plus grande agglomération dans le sud-ouest du Donbass», déclare le ministère sur Telegram.
Antony Blinken juge la position de l’Ukraine dans la région de Koursk «importante» pour d’éventuelles futures négociations
La position de l’armée ukrainienne dans la région russe de Koursk, où elle mène une offensive depuis l’été dernier, sera «importante» dans le cadre d’éventuelles négociations de paix entre Kiev et Moscou, a estimé lundi le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.
«Leur position à Koursk est importante, car il s’agit certainement d’un élément à prendre en compte dans toute négociation qui pourrait avoir lieu au cours de l’année à venir», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Séoul, première étape d’une tournée d’adieu qui doit également le conduire au Japon et en France.
La Russie prévoit de partager des technologies satellites avancées avec Pyongyang, affirme Antony Blinken
Le secrétaire d’Etat américain a affirmé ce matin que la Russie cherchait à étendre sa coopération dans le domaine spatial avec la Corée du Nord en échange de l’envoi de soldats pour aider Moscou à combattre l’Ukraine. «La RPDC bénéficie déjà d’équipements et d’entraînements militaires russes. Aujourd’hui, nous avons des raisons de croire que Moscou a l’intention de partager des technologies avancées dans le domaine de l’espace et des satellites avec Pyongyang», a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse à Séoul, en employant le sigle officiel de la Corée du Nord, la République populaire et démocratique de Corée.
Volodymyr Zelensky dit vouloir s’accorder avec Trump sur un plan de paix avant de parler à la Russie
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré dans une interview publiée hier vouloir rencontrer le futur président américain Donald Trump pour s’accorder sur un plan de paix avant toute négociation avec le président russe Vladimir Poutine. «D’abord avec Trump, nous nous accordons avec lui sur comment mettre fin à la guerre, comment stopper Poutine», a déclaré Volodymyr Zelensky dans cette interview de trois heures avec le podcasteur américain Lex Fridman, affirmant également qu’il était «très important que l’Europe ait une voix» dans les discussions:
Trump et moi parviendrons à un accord – et je suis sûr qu’il pourra offrir des garanties fortes de sécurité avec l’Europe –, et ensuite nous pourrons parler aux Russes.
L’interview, enregistrée fin décembre à Kiev, a touché à de nombreux sujets et a été menée par Lex Fridman en russe, Volodymyr Zelensky répondant aux questions en ukrainien. La version initiale de la vidéo de l’interview ne fournissait cependant qu’un doublage en anglais réalisé grâce à l’intelligence artificielle. Le président ukrainien a répété s’attendre à ce que Donald Trump puisse mettre fin à la guerre.
La Russie dit repousser une nouvelle offensive ukrainienne dans la région de Koursk
Moscou a affirmé hier repousser une nouvelle offensive ukrainienne dans la région frontalière russe de Koursk, où les forces de Kiev contrôlent déjà plusieurs centaines de kilomètres carrés depuis un assaut en août 2024, une opération surprise à deux semaines du retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
L’entrée dans ses fonctions du président républicain le 20 janvier fait craindre à l’Ukraine une réduction drastique du soutien des Etats-Unis, pourtant vital pour les forces ukrainiennes.
«Vers 9 h 00 (6 h 00 GMT), l’ennemi a lancé une contre-attaque afin de stopper l’avancée des troupes russes dans la zone de Koursk», a affirmé dimanche l’armée russe dans un communiqué. Selon elle, «le groupe d’assaut de l’armée ukrainienne a été vaincu par l’artillerie et l’aviation» et «l’opération de destruction des unités des forces ukrainiennes se poursuit».
Kiev assure que la Russie a été attaquée «de plusieurs côtés»
Andriï Kovalenko, un responsable du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, affirme que les Russes «ont été attaqués de plusieurs côtés, ce qui les a surpris». La chaîne Telegram Mash, réputée proche des autorités russes, a pour sa part assuré que «les hommes de l’armée ukrainienne se déplacent en petits groupes. Le nombre total de leurs troupes s’élève à 2000».
D’après des blogueurs militaires russes, les forces ukrainiennes tentent notamment de prendre le contrôle de Berdine, une petite localité située à environ 20 kilomètres de la frontière entre l’Ukraine et la Russie.