Est-ce une nouvelle affaire Strauss-Kahn? L'été passé, le FMI a choisi Euro-RSCG pour assurer sa communication en Afrique et en Amérique latine - un contrat valant près d'un million de dollars. Or cette agence, très proche de Dominique Strauss-Kahn, emploie son ancienne attachée parlementaire, sa «plume» attitrée et, jusqu'à très récemment, son porte-parole. Ce sont eux qui, ces derniers jours, ont répondu depuis Washington aux questions des journalistes sur la liaison entre «DSK» et sa subordonnée.

Le directeur a-t-il fait payer sa défense médiatique par l'institution qu'il dirige? Euro-RSCG et le FMI assurent que non. Selon le Fonds, la sélection de l'agence pour le contrat Afrique et Amérique latine a été faite par un comité spécial, pas par Dominique Strauss-Kahn. Et selon Euro-RSCG, «DSK» a payé de sa poche les communicants qui ont travaillé pour lui dans l'affaire de la liaison.

Sans évoquer explicitement ce dossier, l'enquête interne remise au comité exécutif du FMI a conclu qu'en dehors de la liaison avec son employée, aucune preuve n'étaie les «autres allégations» visant Dominique Strauss-Kahn.