Le bilan de l'explosion spectaculaire dans un complexe pétrochimique au Mexique s'est encore alourdi, porté à 32 morts après la découverte ce dimanche de quatre nouveaux corps dans les décombres, a annoncé la compagnie pétrolière mexicaine Pemex.

L'explosion s'est produite à 15h30 heure locale (20h30 GMT)mercredi sur un site de l'entreprise Petroquimica Mexicana de Vinilo (PMV), associée à Pemex et Mexichem, à Coatzacoalcos, près du golfe du Mexique.

Le gouverneur de l'Etat, Javier Duarte, a indiqué en fin de journée à la télévision que trois ouvriers étaient décédés dans l'explosion et que trente personnes avaient été blessées. «Nous avons le regret d'informer que le nombre de blessés (...) s'élève à 30», a annoncé en fin d'après-midi sur Twitter le géant pétrolier, qui n'a, pour l'heure, pas confirmé à l'AFP de décès, ni précisé les causes du sinistre.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un impressionnant nuage de fumée noire qui s'élève au-dessus des installations de l'usine. Une centaine d'employés de l'usine ont dû être évacués, ainsi que plusieurs écoles et bureaux dans les communes avoisinantes.

L'incendie contrôlé

Le gouverneur Duarte, qui s'est rendu sur place, a indiqué que cette «très forte explosion» avait été ressentie à 10 km à la ronde. Pemex a informé que l'incendie était «totalement sous contrôle» et que le «nuage de produits chimiques qui s'était élevé» à la suite de l'explosion était en train de se disperser.

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Le président Enrique Peña Nieto a indiqué sur Twitter que le gouvernement allait venir en aide aux «travailleurs affectés et aux voisins de la zone».

Les explosions dans les installations pétrolières mexicaines sont relativement courantes au Mexique, où des groupes criminels siphonnent régulièrement les oléoducs pour voler du carburant. En août 2015, cinq personnes avaient perdu la vie à Monterrey (nord) lors de l'explosion d'un gazoduc provoquée par un branchement clandestin.