Le gouvernement britannique a annoncé mardi reporter l’introduction des contrôles douaniers complets sur les importations en provenance de l’Union européenne, devenus nécessaires suite à la sortie du Royaume-Uni de l’union douanière et du marché commune européens le 31 décembre 2020. Cette démarche se veut «pragmatique», alors que le pays est déjà confronté à des difficultés d’approvisionnements.

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«Nous voulons que les entreprises se concentrent sur leur reprise post-pandémie plutôt que d’avoir à faire face à de nouvelles exigences à la frontière, c’est pourquoi nous avons établi un nouveau calendrier pragmatique pour l’introduction de contrôles complets aux frontières», a déclaré le ministre chargé du Brexit, David Frost, dans un communiqué lu devant la Chambre des communes.

Pénuries aggravées par la pandémie

"Les entreprises auront désormais plus de temps pour se préparer à ces contrôles qui seront mis en place progressivement tout au long de 2022", a-t-il ajouté. La pandémie de coronavirus a provoqué des problèmes d'approvisionnements au Royaume-Uni, qui se ressentent particulièrement dans le secteur agroalimentaire, où de nouvelles règles sur l'importation de produits d'origine animale devaient être introduites à partir du mois prochain. Pour donner plus de temps aux entreprises pour s'adapter, ces règles seront repoussées au 1er janvier.

Le gouvernement a en outre décidé que si les déclarations et les contrôles douaniers seront bien introduits le 1er janvier 2022 comme prévu, les déclarations en matière de sûreté et de sécurité, comme les certificats phytosanitaires, ne seront pour leur part pas requises avant le 1er juillet 2022. Au Royaume-Uni, les problèmes d'approvisionnements sont amplifiées par les pénuries de main d'oeuvre, notamment dans le transport routier, un problème aggravé par le Brexit, qui complique l'entrée dans le pays de travailleurs européens, en particulier dans la logistique ou l'industrie alimentaire.

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