Syrie

Face aux renvois de djihadistes, les Européens au pied du mur

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé qu’il allait renvoyer les combattants étrangers de l’EI vers leurs pays d’origine, prenant de court de nombreux Etats dont la Suisse

L’image est saisissante. Derrière des grillages, un homme seul, coincé entre les postes-frontières turc et grec. Ce citoyen américain, qui s’est fait refuser l’accès à la Grèce, fait partie de la première vague de combattants de l’Etat islamique (EI) captifs dans les prisons turques que le président Recep Tayyip Erdogan compte renvoyer vers leurs pays d’origine. Deux autres individus, un Allemand et un Danois, sont arrivés à bon port. Au total, ce sont 25 personnes qu’Ankara va renvoyer – onze Français, dix Allemands, deux Irlandais, un Américain et un Danois.

«Que cela vous fasse plaisir ou non, que vous leur retiriez ou non leur nationalité, nous vous renverrons ces membres de l’EI, vos propres gens, vos propres ressortissants», a affirmé le ministre de l’Intérieur turc, Süleyman Soylu. Dans ses prisons, la Turquie affirme détenir encore 1201 membres de Daesh.