C’est devenu une guerre ouverte. Après avoir été donnée pour moribonde, la branche afghane de l’organisation Etat islamique (EI-K) ne cesse de multiplier les attentats dans le pays. Mardi, l’attaque contre l’hôpital militaire national de Kaboul était particulièrement dévastatrice. Parmi les 19 victimes: Hamdullah Mokhlis, le chef de la sécurité des talibans à Kaboul. Comme le résume Colin Clarke, un analyste au sein du Soufan Group aux Etats-Unis: «Les talibans ont fait leurs preuves en tant que force insurrectionnelle, mais ils doivent maintenant endosser un nouveau rôle qui est de prévenir et de combattre les attaques de l’EI-K – c’est-à-dire d’apprendre la contre-insurrection.»