Ils ont mangé des marshmallows grillés au feu de bois sous le ciel lumineux de la Cornouaille, se sont tapé les coudes pour les caméras et Emmanuel Macron s’est appliqué à donner l’accolade à Joe Biden pour que les photographes immortalisent ce moment d’apparente cordialité. De vendredi à dimanche, les leaders du G7 ont réussi l’essentiel: apparaître unis. Les sept grandes puissances occidentales (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon, Canada et les représentants de l’Union européenne) ont évité les couacs. Les Européens et les Britanniques se sont bien accrochés sur l’Irlande du Nord, dans un contexte post-Brexit tendu, mais l’escarmouche est restée limitée.

Le rôle du «gentil»

Après la désunion des années Trump, il s’agissait de faire front commun. «Nous rejetons l’égoïsme et le nationalisme que nous avons pu voir en début de pandémie», explique Boris Johnson, le premier ministre britannique. «L’Amérique est de retour», a souligné Joe Biden pour son premier déplacement à l’étranger depuis qu’il est président des Etats-Unis. Les leaders du G7, avec ceux d’Afrique du Sud, de Corée du Sud, d’Australie et d’Inde, qui étaient également invités, ont voulu mettre en avant un principe simple: face à la Chine, les plus grandes démocraties du monde n’entendent pas se laisser impressionner.