Angela Merkel a donné le ton avant l’ouverture, ce lundi après-midi à Bruxelles, du sommet des 30 pays membres de l’OTAN, cette Alliance Atlantique fondée en 1949 dont le président des Etats Unis, «Commander in chief», est en quelque sorte le «parrain» et le patron. Interrogée à son arrivée au QG bruxellois de la coalition, inauguré en 2017, la Chancelière allemande a certes souligné l’importance que «l’OTAN soit prête pour l’avenir». «Nous devons adapter nos outils et nos méthodes, répondre aux nouveaux défis tout en restant fidèles à notre objectif principal: renforcer l’unité de l’alliance» a-t-elle poursuivi.

Adversaires de l’Alliance

Et les adversaires de l’Alliance? Quid de la Chine et de la Russie, ces deux puissances auxquelles les Occidentaux sont aujourd’hui confrontés? Rien. Pas une mention. «L’unité» est le mot-clef pour ce premier sommet de Joe Biden avec ses alliés. Y compris pour Boris Johnson, dont le pays a affirmé sa solidarité avec la population de Hong Kong face à la mainmise chinoise. Le premier britannique a mis en garde contre une «nouvelle guerre froide», tout en reconnaissant que l’ascension du pays était un «fait gigantesque dans nos vies».