Moyen-Orient

Face à la contestation, l’Iran bloque l’accès à internet

La population iranienne, dont une partie est engagée dans un mouvement de révolte, ne parvient plus à obtenir d’informations sur ce qui se passe dans le pays

Deux ans après les dernières révoltes populaires contre la cherté de la vie qui avaient secoué l’Iran des petites villes fin 2017, dix ans après le «mouvement vert» de 2009, porté par les classes moyennes libérales, la contestation est de retour dans les rues iraniennes.

En limitant les subventions sur l’essence, historiquement maintenue à un prix plus que modique, les autorités de la République islamique ont déclenché une contestation massive qui semble réunir toutes les classes sociales et les régions du pays depuis le samedi 16 novembre. Déjà, les images de mouvements de foules, de slogans, d’occupation enthousiaste des rues par les protestataires commençaient à fleurir sur les écrans, au diapason des mouvements de contestation de Beyrouth, de Bagdad et d’ailleurs. Depuis, silence et opacité.