La dette ou la loi. Depuis le jugement de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe du 5 mai dernier visant à encadrer les rachats de dettes publiques par la Banque centrale européenne (BCE), pourtant approuvés par les Etats de la zone euro, la question pesait au-dessus des institutions communautaires: qui aura, maintenant, le courage politique de défendre l’Union européenne?

La réponse est venue lundi, lors du sommet en visioconférence entre Angela Merkel et Emmanuel Macron, avec un engagement qui fera date: un plan de relance de 500 milliards d’euros, sous forme de dotations financées par des emprunts émis «au nom de l’UE». Une décision proche de la fameuse formule de Mario Draghi, l’ancien gouverneur de la BCE, venu à bout des marchés financiers le 26 juillet 2012 en affirmant être prêt à tout – «whatever it takes» – pour sauver l’euro, alors enlisé dans la crise de la dette souveraine grecque.