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Marine Le Pen en meeting à Villepinte, le 1er mai 2017.
© FRANCOIS MORI

France

Face au Front national, les patrons français sonnent l’alarme

Les chefs d’entreprise prennent la parole dans le quotidien «Les Echos». Une parole rare pour dénoncer le projet économique du Front national. Dans le sprint final, le rempart contre l’extrême droite se dresse aussi dans la presse

Les chefs d’entreprise montent au créneau. Relativement discrets dans cette présidentielle, les entrepreneurs français alertent sur le danger que représente le Front national. «Les points de vue sont à la fois sévères et sans concession», indique le quotidien économique Les Echos, qui leur donne la parole dans son édition de mardi.

Dans ces pages, les patrons tirent la sonnette d’alarme. «Le programme du FN ferait peser un risque sur la stabilité politique de notre pays», estime Antoine Frérot, le PDG de Veolia. «Revenir au franc serait une ineptie irresponsable», s’inquiète Michel-Edouard Leclerc, patron de la grande distribution. «La difficulté à trouver des talents va s’accentuer», ajoute enfin Olivier Mathiot, cofondateur du site d’e-commerce Priceminister.

Consulter  notre dossier sur l’élection présidentielle française

Seuls 17% des chefs d’entreprise, artisans et commerçants ont voté pour Marine Le Pen, selon un sondage OpinionWay réalisé le jour du premier tour de la présidentielle. Malgré ce rejet du Front national, les patrons sont réticents à prendre des positions politiques. «Une partie du patronat, notamment les grands groupes, estime parfois que c’est contre-productif puisque la candidate du FN accuse systématiquement les grands patrons de protéger le «système» pour se protéger eux-mêmes», précise le journal.

«Revenir à l’essentiel»

Une parole rare donc, et une manière de «revenir à l’essentiel», estime Le Figaro dans son éditorial. Pour le quotidien, le projet du Front national mènerait le pays à la ruine. «Entre le programme économique et social d’Emmanuel Macron et celui de Marine Le Pen, il n’y a évidemment pas photo», assure-t-il.

A cinq jours du second tour de la présidentielle, le candidat du mouvement En marche! reste largement favori. Il recueille 59% des intentions de vote dans le sondage Kantar Sofres-OnePoint réalisé pour LCI et Le Figaro. Le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan ne s’est pas traduit par un bond des intentions de vote en faveur du FN. Mais l’écart se resserre légèrement entre les deux finalistes.

Lire aussi:  Entre Le Pen et Macron, le vote crucial des catholiques

Le «réveil» de la vigilance

Les appels à «réveiller la vigilance» sont d’ailleurs bien présents dans les médias. Le quotidien Libération barre sa une de mardi d’un grand «non».

Un numéro spécial pour rappeler «ce qu’est le Front national et quel danger il représente pour nos valeurs républicaines», justifie Laurent Joffrin dans son éditorial. En seize pages, le quotidien revient sur l’entourage sulfureux de Marine Le Pen, les affaires qui pèsent sur sa campagne et les incohérences de son programme. Sur l’immigration, Libération assure que le Front national «ne connaît pas son sujet». Le quotidien dénonce également le projet économique du parti d’extrême droite qui favoriserait aussi les «classes les plus aisées». Alors, «sachant tout cela, faut-il hésiter?» conclut Laurent Joffrin.

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