Le rendez-vous de la Maison-Blanche n’a pas changé la donne: venu le 7 juin à Washington rencontrer Joseph Biden à la veille du sommet de l’OTAN auquel celui-ci va se joindre lundi après la réunion du G7, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, est revenu avec un accord conceptuel plus que des promesses fermes.

L’ancien premier ministre norvégien (2005-2013), arrivé à la tête de l’OTAN en 2014, souhaitait voir confirmées les conclusions proposées dans l’agenda «OTAN 2030» publié en novembre 2020. A savoir, d’un côté, la réorientation des forces armées des 30 pays membres de l’Alliance pour faire face à une double menace: l’une proche héritée de la guerre froide, celle de la Russie, l’autre lointaine et potentielle, celle de la Chine. Et de l’autre, le besoin de laisser la porte ouverte à une défense européenne plus autonome. Le rapport «OTAN 2030» estime ainsi que l’Alliance doit encourager l’Union européenne à fortifier ses capacités de défense dès lors que cet effort est coordonné avec les Etats-Unis et les alliés non membres de l’UE, et que cela aboutit à un «partage du fardeau» financier.