Hongkong est sur le point de connaître une épidémie de «grande ampleur», a averti mercredi la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam. Des mesures de distanciation sociale les plus poussées depuis l’apparition du coronavirus au début de l’année sont entrées en vigueur dans la cité.

A compter de mercredi, les 7,5 millions d’habitants de cette ville très densément peuplée ont obligation de porter un masque en public, tandis que les restaurants n’ont plus le droit de servir qu’à emporter.

Lire aussi: Les autorités de Hongkong dénoncent les étrangers imprudents

Les rassemblements à plus de deux personnes, à l’exception des familles, ne sont plus autorisés. Des amendes de 5000 dollars hongkongais (600 francs) sont prévues en cas d’infraction.

L’ex-colonie britannique fut une des premières zones touchées par l’épidémie après son foyer chinois et a initialement enregistré de remarquables résultats contre le coronavirus.

1500 contaminations en juillet

Mais alors que les chaînes de contamination locale avaient été quasiment coupées en juin, les infections sont reparties à la hausse il y a quelques semaines, ce qui a amené les autorités à ordonner progressivement de nouvelles mesures de distanciation sociale.

Près de 1500 contaminations ont été enregistrées depuis le début du mois, soit autant que le nombre de cas répertoriés entre janvier et la fin juin. Depuis six jours, le nombre de nouveaux cas est supérieur à 100.

Retrouvez nos principaux articles consacrés à la pandémie

Le port du masque – déjà largement répandu depuis des mois au sein de la population – était déjà obligatoire dans les transports en commun et dans les lieux publics fermés. Les restaurants ne pouvaient accueillir des clients dans leurs salles que jusqu’à 18h.

Le gouvernement a annoncé la prochaine construction, avec l’aide de la Chine, d’un hôpital de campagne de 2000 lits près de l’aéroport international.