Une querelle politico-diplomatique entoure les efforts pour libérer Florence Aubenas, enlevée il y a cinquante-huit jours à Bagdad avec son guide irakien, Hussein Hanoun al-Saadi. La mère de la journaliste française a exprimé vendredi la crainte que sa fille soit doublement «prise en otage». «Je veux que Florence soit libérée et qu'elle ne soit pas prise en otage dans des guerres de clan, de contre-clan, de pouvoir, de choses personnelles et secrètes, des guéguerres de services. Ça vraiment, je suis indignée», a déclaré Jacqueline Aubenas sur la radio France Info.

Les chiites, qui dominent l'Assemblée nationale issue des élections du 30 janvier, ont fait état de progrès dans leurs négociations avec les Kurdes en vue de la formation du prochain exécutif irakien. Mais les discussions s'annoncent encore longues.