Justice

La famille de Carlos Ghosn saisit les Nations Unies

Après 100 jours de détention au Japon, la famille de l'ancien PDG de Renault-Nissan a annoncé ce lundi qu'elle saisissait les Nations Unies pour «violations des droits fondamentaux»

«Nous avons pris la décision de saisir les instances de l’ONU chargées de veiller au respect des droits fondamentaux pour tous», a annoncé ce lundi la famille de Carlos Ghosn, l’ex-PDG de Renault, emprisonné au Japon depuis novembre 2018, dans un communiqué lu par Maître François Zimeray à Paris. L’avocat et son associée Jessica Finelle sont les représentants de l’épouse de Carlos Ghosn, Carole, qui avait déjà dénoncé dans une interview récente à Paris Match les conditions «déplorables, voire inhumaines» dans lesquelles était détenu l’ex-PDG de Renault et Nissan.

Le nouvel avocat principal de Carlos Ghosn s’est dit lundi plus optimiste que son prédécesseur sur la possibilité d’une libération sous caution de son client, grâce à une stratégie «totalement différente».

Maître Junichiro Hironaka, surnommé «l’innocenteur» pour avoir obtenu nombre d’acquittements d’inculpés de haute volée, a déposé jeudi dernier une demande de libération sous caution. Il s’agit de la troisième après l’échec des deux premières requêtes d’un précédent avocat, Motonari Otsuru.

Le tribunal de Tokyo n’a toujours pas tranché sur cette demande, mais la décision devrait «tomber sous peu», selon Junichiro Hironaka. En cas d’un troisième refus, Me Hironaka fera appel.

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