«J’étais en train de travailler, dans le bureau du consulat général quand j’ai senti le tremblement de terre. Nos locaux sont entre Apia (la capitale, ndlr) et l’aéroport, au nord de l’île, et nous n’avons pas été touchés.

Parce que l’épicentre était très proche, le tsunami est arrivé presque avant le message d’alerte. Les vagues n’étaient pas très hautes, mais elles avançaient très vite.

Nous avons mis en pratique le plan national de secours, que nous avions préparé en simulation, mais le tsunami a été très rapide. Mais certaines personnes ont pu se réfugier sur les hauteurs.

Dès que j’ai pu, j’ai contacté les Suisses de l’île. Quand j’ai su que tout le monde allait bien, j’en ai informé Wellington. Je suis aussi investi dans la coordination de l’aide, des secours, en relation avec les autorités locales.

Le Sud a beaucoup été touché. Les routes de l’île longent la côte, elles ont donc été détruites. Elles étaient goudronnées, mais seulement en surface. Les fondations ne sont pas profondes. Les dégâts sont très similaires à ceux causés par le cyclone de 1990-91.

Il y a beaucoup d’enfants parmi les morts, car le tsunami a eu lieu au moment où les enfants faisaient leur promenade pour aller à l’école. Les funérailles vont commencer ce matin (ce soir en Suisse, ndlr).»