Nous sommes le 17 janvier 1945, à Budapest, alors que l’Armée rouge encerclait la capitale hongroise, un des sièges les plus sanglants de la Seconde Guerre mondiale. Le diplomate suédois Raoul Wallenberg monte à bord d’une voiture pour rencontrer un commandant soviétique. C’est là que sa trace se perd. Ce 17 janvier 2020, comme tous les ans, une petite foule va donc se réunir sur la place Raoul-Wallenberg de Stockholm pour allumer quelques bougies, raviver son souvenir et rappeler au monde que, si la vie héroïque de Wallenberg a inspiré des dizaines de films, livres, pièces de théâtre, monuments commémoratifs ou fondations dans le monde entier, l’enquête sur cette disparition est toujours en cours.

Cette enquête, justement, vient de connaître deux rebondissements avec l’ouverture par la Suède fin août de 40 000 pages d’archives inédites, et la transmission le 31 octobre par l’ambassadeur suédois à Moscou d’une liste de questions précises demandant aux autorités russes d’aider les proches dans leurs recherches. «C’est de la plus haute importance pour mon gouvernement», rappelle au Temps Kaspar Andersson, le diplomate chargé du dossier.